Sophie Gauvin

Mexique : Basse Californie, désert entre deux mers
Dec13

Mexique : Basse Californie, désert entre deux mers

            Carnet de voyage en Basse Californie, texte et photos de Sophie, conseillère voyages chez Terra Maya.                   La péninsule de Basse Californie au nord-ouest du Mexique, est une véritable langue de désert entre le Pacifique et la mer de Cortés.     La région est totalement différente du reste du Mexique. Elle est à la fois désertique et montagneuse, avec des paysages de cactus à perte de vue. La roche volcanique plongeant dans la mer turquoise est à couper le souffle !     En arrivant à la Paz, on découvre une chaleur bien différente de celle du Yucatán. L’air n’est pas humide, le vent chaud de la mer vous caresse et vous invite à partir à la découverte de cette terre inconnue.   La Paz est la capitale de la Basse Californie Sud (Mexicali étant la capitale de la Basse Californie Nord). Il s’agit d’une petite capitale (pour le Mexique), soit environ 280 000 habitants, où il fait bon vivre. L’ensemble de la ville semble tourné vers la mer, Mer de Cortés, baptisée « Aquarium du monde » par Jacques Cousteau qui a passé de nombreuses années dans cette région du Mexique.   Très vite, on comprend pourquoi la Mer de Cortés mérite pleinement ce surnom qui lui a été donné par le célèbre commandant au bonnet rouge. Les embarcations partent directement de la plage du malecón (digue) et au bout de quelques minutes seulement, on découvre les premières tortues, requins baleines et raies qui évoluent en liberté. En s’approchant de l’île Espiritu Santo, on entend au loin le cri de lions de mer. Petit à petit on distingue leurs centaines de silhouettes affalées sur les rochers. Les petits s’amusent à se jeter dans l’eau, sous le regard fatigué des plus gros. Les adultes ne sont pas joueurs (certainement trop occupés à digérer !), en revanche leur progéniture s’amusera volontiers sous l’eau avec vous !       Autre étape magique de la Basse Californie sud : Todos Santos. Petite ville d’artistes, paisible, au bord de l’Océan Pacifique. Il y fait bon vivre, le climat est agréablement rafraîchi par le vent de l’Océan. On y vient pour faire du surf ou du cheval au coucher du soleil, de la marche ou du kayak (sur le lac la Poza). L’hôtel incontournable de cette cité tranquille est bien entendu L’hôtel California, rendu très célèbre par le groupe Eagles, qui s’en est inspiré pour écrire la chanson du même nom.       Cap vers le Nord, pour découvrir le petit port de pêcheurs de Loreto. Préparez-vous à voir de véritables paysages...

Read More
Colombie : Caño Cristales, rivière arc-en-ciel
Feb04

Colombie : Caño Cristales, rivière arc-en-ciel

            Récit de Sébastien Coeur, conseiller voyages chez Terra Colombia. Photos de Mario Carvajal.                   Partons aujourd’hui à la découverte d’un endroit unique au monde, situé en plein cœur de la Colombie, dans le Meta, l’une de ses 32 régions. Cet endroit est modestement surnommé « la plus belle rivière du monde » ou bien « la rivière qui s’est échappée du paradis ». Le titre parait exagéré mais il est difficilement contestable une fois sur les berges de ce majestueux cours d’eau. Bienvenue à Caño Cristales.   Nous serons tous d’accord pour dire que nombre de voyages ont commencé sur une carte. Sur une page internet ou celle d’un atlas, peu importe, les questions sont les mêmes : quels sont les sites d’intérêt de ce pays, de cette région ? Comment faire pour aller d’ici à là ? Quels obstacles devrons-nous franchir ? Je vous invite donc à commencer cette lecture en ayant une carte de Colombie sous les yeux, et de placer votre doigt sur ce qui serait pour vous le point central du pays.     Si tout va bien (et attention, ce qui suit n’est pas valable sur une carte politique), vous pointez une zone naturelle à la végétation dense, à l’Est de la cordillère orientale, et au sud de Bogotá, apparemment assez proche de la capitale. En apparence seulement, car avoir la chance de connaitre cette merveille naturelle se mérite. Arriver au village de la Macarena, point d’entrée de Caño Cristales, ne se fait que par voie aérienne tant les routes environnantes sont hors d’usage. L’avion peut arriver soit de Bogotá (3 à 4 vols par semaine avec la compagnie Satena) soit de Villavicencio, ville se trouvant à deux heures de route au Sud de Bogotá.   Caño cristales se trouve à une heure de vol de Bogotá ou de Villavicencio. Depuis Bogotá, vous voyagerez avec la compagnie Satena dans un ATR, un avion à hélices de 42 ou 72 places. Pour plus d’aventure, il faut prendre un vol depuis Villavicencio. Selon les jours, vous emprunterez soit une petite avionnette de 11 places maximum soit un mythique D-C3, cet avion bimoteur à hélices utilisé par les Alliés pendant la seconde guerre mondiale.   Ce n’est quand même pas courant de voyager dans un tel avion, c’était en tout cas une première. J’y monte par ses petites marches avec l’aide aimable du pilote et je m’assoie sur un coté du couloir, dos à la carlingue.  Nous sommes les uns à côté des autres avec devant nous l’ensemble des bagages et des cargaisons venant approvisionner les habitants de la zone.    ...

Read More
Afrique du Sud : Parc Kruger et Mozambique
Nov10

Afrique du Sud : Parc Kruger et Mozambique

            Par Kanto Raomiala, conseillère voyages chez Terra South Africa.                     C’est LE moment de l’année où pluie, vent, grêle, orage font tout pour vous faire fuir du Cap. Encore quelques jours et je serai partie en safari (me dis-je, en tapotant sur mon clavier et en regardant le nuage gris qui couvre notre belle Montagne de la Table et qui nous arrive droit devant) pour finir sur les rives du Canal du Mozambique.   Le jour tant attendu est arrivé! Départ pour le Parc Kruger et deux semaines en terre inconnue : le Mozambique.   « Hurray » comme disent les Anglais !     Départ un samedi matin (jour de la grasse-mat’), après un réveil très dur (surtout quand le petit pot organisé par les copains la veille se termine à 2/3h du matin…).   Direction l’aéroport avec le petit sac à dos de baroudeur rouge pour un vol direct qui me dépose dans le Kruger où c’est déjà le dépaysement assuré. Route dans la réserve privée du Sabi Sand au cœur du parc Kruger avec mon chauffeur Godfrey qui me cherchait partout dans l’aéroport et qui pensait que mon nom était «Lobby » (je l’ai appelé à l’atterrissage pour lui dire que je l’attendais dans le lobby de l’aéroport).   Le Sabi Sand fait partie du Greater Kruger National Park qui s’étend sur 65.000 hectares. La réserve est réputée pour offrir l’une des meilleures observations animalières sur le continent. C’est l’endroit où tous les mythes des documents animaliers prennent forme (comme le léopard perché sur un arbre avec une antilope dans la gueule).   Les lodges dans cette réserve sont la plupart du temps des lodges de charme et de petite capacité avec un service d’excellence inégalable. Les plus luxueux disposent de chalets ou de suites avec piscine privée et offrent une vue sur la brousse africaine avec un point d’eau où les animaux viennent s’abreuver. Dans mon cas, un éléphant s’est permis de venir boire l’eau de ma piscine !     Chaque lodge offre une expérience exclusive et luxueuse. Par rapport à un séjour dans le parc national Kruger, la réserve de Sabi Sand offre une expérience plus exclusive. Séjourner dans l’un des lodges de la réserve signifie que vous partagez cette nature sauvage avec seulement quelques autres clients.   Votre safari dans le Sabi Sand ne dépend pas des règles imposées par l’organisme qui contrôle les parcs nationaux sud-africains, de sorte que les rangers-guides peuvent conduire hors-piste pour vous amener au plus près possible de l’action. Ils peuvent également...

Read More
Îles Galapagos : mode d’emploi
Jun16

Îles Galapagos : mode d’emploi

        Par Clara Groison, conseillère voyage chez Terra Andina Ecuador & Terra Galapagos                   Oh bonheur ! Je suis partie en reconnaissance sur l’archipel des îles enchantées, lesquelles me direz-vous ? Si je vous dis celles qui ont permis à Charles Darwin d’étayer sa théorie sur l’évolution des espèces… Les Galapagos bien sûr. Je ne vais pas vous raconter aujourd’hui ce que j’espère vous aurez le plaisir et la chance de découvrir un jour mais plutôt vous préparer à ce voyage dans ce monde à part où tout est endémique (se dit des espèces propres à un espace délimité).   1.    L’odyssée : des îles enchantées cela se mérite !   Rejoindre les îles Galapagos et y poser le pied est déjà une petite épopée.   A l’aéroport première chose à faire : se rendre au comptoir de l’Ingala pour enregistrer sa visite aux Galapagos, il faudra payer 10 us$ pour le formulaire et le justificatif. Puis j’embarque depuis Quito, escale obligée à Guayaquil pendant 40 minutes. Il suffit d’attendre dans l’avion pendant que certains passagers sortent et d’autres nous rejoignent pour la même (et pas n’importe laquelle) destination finale. Puis l’excitation va crescendo jusqu’à l’arrivée au-dessus des îles quelques minutes avant l’atterrissage, regardez :     Nous voilà sur l’île de Baltra, montre en main, il y a une heure de moins aux Galapagos qu’en Equateur, sur le continent.   Je sors de l’avion, je passe par le service de migration des Galapagos pour le paiement de la taxe (100 us$ par personne) avant de récupérer les bagages. Le guide local attend à la sortie de l’aéroport. Devant l’aéroport, il y a des bus publics de la compagnie aérienne. Il faut mettre les bagages dans les soutes, monter dans le bus pour un trajet court. Une fois arrivée à l’embarcadère, il faudra sortir de nouveau les bagages, les monter sur le bateau pour faire la traversée du canal d’Itabaca entre Baltra et Santa Cruz. Un peu de logistique mais surtout l’occasion d’observer les premiers iguanes marins, lions de mer et frégates…       De l’autre côté attendent des picks-up en service privé pour traverser l’île de Santa Cruz pendant 40 minutes jusqu’à la ville de Puerto Ayora.   Si vous avez choisi de découvrir les îles en croisière, vous embarquerez depuis Baltra, le port de Santa Cruz ou de San Cristobal (selon l’itinéraire) et après vous n’aurez plus qu’à vous laisser flotter en suivant votre programme bien rempli.   Si vous voyagez d’îles en îles (Island Hopping), vous aurez peut-être à rejoindre une autre des quatre îles habitées qui sont Isabela,...

Read More
Panama, immersion à Malena, destination hors sentiers battus.
Oct29

Panama, immersion à Malena, destination hors sentiers battus.

Le Panama, un pays de contrastes… Récit de voyage de Terra caribea Panama   Malena, une communauté qui se bat pour préserver toutes les richesses qu’offre leur pays et faire vivre ses habitants. Un endroit hors des sentiers battus sur la pointe sud de la province de Veraguas entre mer et montagne. Des plages vierges aux vagues déferlantes du pacifique, c’est aussi un lieu adopté par les tortues pour se reproduire de mai à octobre.   Malena – Panama Un groupe d’étudiants québécois, âgés de 16 et 17 ans, et leurs professeurs souhaitaient vivre une expérience de voyage différente et enrichissante et participer à un projet communautaire.   L’équipe de Terra Caribea s’est donc engagée à trouver l’endroit idéal pour mener à bien ce beau projet de voyage. C’est donc dans le village de Malena que le choix a été porté pour se couper du monde matériel, revenir aux vraies valeurs et découvrir un endroit du Panama peu connu.   En route pour la communauté, les étudiants, légèrement angoissés à l’idée de devoir communiquer avec une langue qu’ils ne maitrisaient pas et d’être livrés et confrontés au choc culturel, se rassurent entre eux et révisent les quelques mots principaux qui les aideront dans leur premier pas avec leur famille.   Voyage à Malena – Province de Veraguas – Panama Les familles, des gens de la communauté de Malena ouvrant leur toit et leur cœur pour faire partager leur mode de vie aux étudiants.   Le décor est planté, nous voilà à Malena. Un accueil chaleureux nous attend de la part de la communauté avec des personnes impatientes de connaitre leurs nouveaux membres de la famille.   Les premiers pas sont difficiles mais les professeurs, notre guide Victoria et moi-même nous occupons de les aider lors de leur intégration.   Malena – Province de Veraguas – Panama Le projet à Malena n’est pas seulement vivre le quotidien avec sa famille panaméenne, mais c’est participer à l’activité de la communauté. Différents projets de volontariat ont été proposés afin d’aider les habitants de Malena ; construction de toilettes dans l’école du village, ou reforestation, finalement le projet s’arrêtera sur la reconstruction de la maison de la tortue, la création d’un nouveau sentier et le nettoyage de la plage.   Ce village a en effet une association tenue par certains membres de Malena pour la protection des tortues et du littoral et qui met en place de nouveaux projets pour développer l’activité autour de ce beau patrimoine naturel.   Loes, hollandaise d’origine mais panaméenne d’adoption, a monté son Bed & Breakfast, au sein de la communauté pour accueillir les visiteurs souhaitant découvrir les...

Read More

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies, qui nous aident à optimiser votre expérience en ligne. Pour en savoir plus, cliquez ici