Eric Quillevere

Espagne : Îles Canaries mode d’emploi
Oct10

Espagne : Îles Canaries mode d’emploi

              Par Eric Quillévéré, gérant de Terra España                     Je me trouve en Macaronésie, un ensemble d’îles situées à 100 kilomètres des côtes au sud du Maroc, et où se trouve Madère mais aussi les Îles Canaries où je suis venu faire un voyage de reconnaissance.   Pour ma première nuit sur l’ile de Tenerife, j’avais réservé un hôtel à Punta del Hidalgo, ce qui m’a permis de parcourir le parc Anaga, après avoir traversé la capitale Santa Cruz de Tenerife. Cette réserve naturelle présente une variété de flore intéressante selon l’altitude, dont une forêt de lauriers au sommet, traversée par de nombreux sentiers qui rejoignent les plages en contre-bas. Il y a même un refuge de montagne pour ceux qui souhaitent s’adonner aux joies du trekking.   Mais le principal parc de l’île est le Parc National du Teide où se trouve le volcan du même nom, point culminant d’Espagne.     Ce parc occupe la moitié de la superficie de l’île et en fait sa principale attraction à mes yeux, et j’en suis sûr, aux yeux de nos clients aussi. Il faut savoir que le tourisme de masse se concentre dans le sud de l’île où se trouvent les hôtels balnéaires. Ici, un seul hôtel, le Parador de los Cañadas del Teide, ce qui permet de passer deux ou trois nuits sur place afin de profiter de cette ambiance lunaire sous des millions d’étoiles. J’en ai profité pour faire une observation le soir même, à l’œil nu puis au télescope, c’est extraordinaire. En effet la pureté du ciel et l’absence totale de lumière artificielle offrent des possibilités d’observations astronomiques dignes de celles de Hawaï ou du désert d’Atacama au Chili.    (Photo réalisée sans trucage mais avec une ouverture de 20 secondes)   Une autre activité intéressante dans ce paysage volcanique est l’observation d’oiseaux mais le principal attrait est sans conteste la randonnée de moyenne ou de haute montagne pour ceux qui souhaitent s’attaquer aux 3718 mètres du volcan Teide.   L’ascension est faisable en deux jours au départ de l’hôtel en passant une nuit au refuge d’altitude mais il y aune autre alternative possible : le téléphérique qui vous amène de 2355 à 3555 mètres d’altitude en 8 minutes ! Arrivés là-haut, plusieurs itinéraires vous offriront différents panoramas sur les versants de l’île mais le must est de monter jusqu’au sommet et avoir ainsi une vue à 360°C, et par temps clair voir les îles environnantes (je me chargerai de vous réserver le permis obligatoire car l’accès au sommet est réglementé).   D’autres...

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Argentine : la réserve naturelle Esteros del Ibera
Jun30

Argentine : la réserve naturelle Esteros del Ibera

    Par Jacquie Aguirre Cornet, conseillère de voyages chez Terra Argentina   Situé dans la province de Corrientes dans le nord-est de l’Argentine, Esteros del Iberá est une réserve naturelle qui regorge d’espèces sauvages. Son nom vient du dialecte Guarani, « I » signifiant « eau » et « bera », « brillant » : les eaux brillantes.   Deuxième plus grande zone marécageuse au monde après le Pantanal au Brésil, Iberá s’étend sur  1.300.000 ha, logé entre les fleuves Parana et Uruguay.   A travers ruisseaux et marécages, découvrir Esteros del Iberá est une merveilleuse aventure au cours de laquelle il est possible d’observer caïmans, boas, cervidés ainsi qu’une multitude d’oiseaux. Les amateurs de faune et de nature ne resteront pas sur leur faim.   En effet, 60 espèces de mammifères, 40 espèces d’amphibiens, 35 espèces de reptiles et plus de 350 espèces d’oiseaux sont présentes dans la zone, dont 90 % sont natives de la région.   L’accès à Esteros del Iberá se fait en 4X4. La plupart des excursions se font en bateau pour s’approcher au plus près de la faune. Cependant, quelques sentiers sont habilités pour des marches en pleine nature.     1 er jour : Arrivée à l´aéroport de Posadas et transfert à l´hôtel Puerto Valle situé à 55 kms de l´aéroport (route asphaltée)   Superbe propriété au bord de l’immense Parana, piscine, pelouse à perte de vue coupée à ras, un lieu plein de charme, d’intimité et de beauté.   L’hôtel propose des activités variées : balade en bateau pour découvrir la faune, cheval, vélo, kayaks… Les chambres sont très agréables et spacieuses et le restaurant propose des plats très savoureux (yacaré si vous le souhaitez) et moderne.   Le service est impeccable, sympathique et discret.   Un bon compromis pour avoir un aperçu de la faune des magnifiques étendues d’eau et de savane sans faire la route vers Colonia Carlos Pellegrini. Yacarés (Crocodiles), Carpinchos (rongeurs de la taille d’un chien), soleil, oiseaux, eau à perte de vue, dégustation de maté en silence, un moment de paradis.     2 ème  jour : Départ de l´hôtel Puerto Valle vers Colonia Carlos Pellegrini, 220 kms de piste… à l´aventure !   Une seule route de terre, à certains endroits en très mauvais état, permet l’accès à Carlos Pellegrini depuis Posadas.   Quelques dizaines de maisons forment le petit village de Colonia Carlos Pellegrini au bord de la lagune Iberá, situé à 220 kms de la ville de Posadas (aéroport) et à 120 km de la ville de Mercedes (accès en bus de nuit depuis Buenos Aires). L’époque idéale pour s’y rendre s’étend de la semaine sainte à la fin du mois de novembre. Pour voir les...

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Mexique : immersion dans le Chiapas
May31

Mexique : immersion dans le Chiapas

        Par Sandra Chatenet, conseillère voyages chez Terra Maya               Départ depuis Mérida pour la région du Chiapas, l’aventure commence. Après une nuit dans le bus, les portes s’ouvrent sur San Cristobal de las casas. Je me retrouve au milieu des montagnes, à 2100 mètres d’altitude, la différence de température me congèle sur place, il fait 5 degrés, on est loin des 30 degrés du Yucatán.   Eglise de San Cristobal de las Casas au Mexique La région se développe à vitesse grand V, j’attendais avec impatience ce voyage pour débusquer de nouveaux projets communautaires, chercher, tester des activités sportives, visiter les nouveaux et les anciens hôtels.   Visite de San Cristobal de las Casas au Mexique Je consacre mes deux premiers jours aux hôtels de San Cristobal de las Casas. Parmi ceux visités, mon coup de cœur sera pour l’hôtel Bo.   En plein cœur du village, cet hôtel raffiné a du caractère. Il allie intelligemment les tissus et le bois de la région et crée une ambiance moderne et chaleureuse. Un service irréprochable et un restaurant excellent à des prix abordables.   Le lendemain, à 09:00, départ pour une randonnée à cheval, pour rejoindre le village indien de San Juan Chamula situé à 10 kms de San Cristobal de las Casas et à 2 260 mètres d’altitude.   Randonnée à cheval dans le Chiapas au Mexique Accessible à tous, pas besoin d’être un cavalier chevronné pour faire cette randonnée. On passe à travers la forêt pour rejoindre les villages voisins, on surprend les indiens travaillant leurs terres.   Dans la forêt, je galope et fais la course avec un des guides.   Après deux heures de cheval, nous voilà arrivés au village de San Juan Chamula.   Cette municipalité est habitée d’indiens tzotzils: les Chamulas. Indépendants du gouvernement mexicain, cette communauté et ses rituels éveillent la curiosité de chaque visiteur.   Connu pour sa résistance tenace face aux espagnols, une atmosphère particulière règne sur ce village. À votre arrivée, une église se dresse face à vous, à première vue, cela ressemble à une église catholique…   San Juan Chamula – Chiapas Mexique Après m’être acquittée du droit d’entrée de l’église, me voici plongée dans un autre monde. Les chamulas ont converti l’église en un temple mystique. Ce n’est pas ma première visite et pourtant, je suis toujours aussi surprise et contemplative.   Il est strictement interdit de photographier l’intérieur de l’église et je ne recommande pas non plus de photographier l’extérieur, encore moins les villageois, vous pourriez être punis par la communauté. Selon eux, une photo vole leur...

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Equateur : rencontre avec les Achuars à Kapawi
Mar28

Equateur : rencontre avec les Achuars à Kapawi

        Par Catherine Nieto, Terra Andina Ecuador       Réveil matinal de Quito, 5h ! A 5h30 j’ai un rendez-vous particulier avec les Achuars, je pars en terres surprenantes…   1er rendez vous : Mon transfert m’attend, nous sommes synchro, 5 heures de route, à travers la cordillère du nord au sud. Le paysage se métamorphose, l’échine de la cordillère se colore davantage, en fin de route le vert émeraude domine, me voici aux portes de l’Amazonie, à Schell, toujours en Equateur, bien que le Pérou ne soit pas loin.   Me voici devant l’entrée d’un petit aérodrome, je rentre, l’odeur du fuel secoue mes narines…   Décollage pour Kapawi – Equateur   2ème rendez vous : Un CESSNA est là devant moi… l’ambiance est donnée, je me prends pour Saint Exupé ! L`ère des grands pionniers de l’aéropostal plane sur moi !   A bord du CESSNA – Voyage en Equateur Vue du ciel – Voyage en Equateur Je mets mon casque anti-bruit et me voilà coupée du vrombissement du moteur. J’ai l’impression d’être dans une bulle, un cocon…Nous volons au dessus de la canopée, les fleuves se mélangent, s’emmêlent, s’entremêlent …Amazonie me voilà.   Les fleuves de l´Amazonie Les fleuves de l´Amazonie en Equateur Approche de la piste d´atterrissage Notre CESSNA atterri sur une piste de fortune. Il a plu juste avant notre arrivée, la piste de terre est humide, collante… l’avantage !? Nous n’atterrissons pas dans la poussière…(il y a toujours du bon dans ces cas-là).   3ème Rendez vous : Les premières rencontres s’installent, les visages s’éclairent de sourires, les yeux pétillants illuminent les bouilles de ces gamins qui m’accueillent ici loin de tout mais pas de l’essentiel…   Premières rencontres avec le peuple Achuar Rencontres avec le peuple Achuar – Equateur Je me pose au KAPAWI lodge, cet éco-lodge allie tout le confort, avec une réelle authenticité…un havre de paix idéal pour vivre une expérience au sein de l’Amazonie.   Arrivée à Kapawi – Equateur Le Kapawi Lodge – Amazonie Equateur 4ème Rendez vous : Rencontre avec l’essentiel : découvertes et balades s’enchainent, l’immersion en terres surprenantes me prend, les rencontres se multiplient : dauphins roses, singes, myriades d’oiseaux. La forêt nous invite de jour comme de nuit, les bruits côtoient le silence et inversement, le cadre est installé, la magie opère…   Singe – Amazonie Equateur Caiman – Amazonie Equateur Ragondin – Amazonie Equateur Perroquet – Amazonie Equateur Coucher de soleil à Kapawi – Equateur Coucher de soleil à Kapawi – Amazonie, Equateur Bon je laisse tomber les nº des rendez vous…ils sont de plus en plus nombreux…  ...

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Colombie, région du Choco
Feb14

Colombie, région du Choco

    Par Jérôme Sans, fondateur Terra Colombia     10h00, nous sommes tous les 4 installés dans un Twin Otter presque plein (12 places). Rien à craindre selon le pilote, c’est un super avion, « tu verras comme il est maniable en vol ! » m’a-t ’il confié me voyant livide.   Voyage dans le Choco, Colombie Il met les gaz, ça secoue de partout, on ne s’entend plus respirer, on dirait que personne ne stresse sauf moi. Mes enfants dessinent tranquillement, Laurence regarde le paysage et le couple de Colombiens derrière nous a l’air d’être en voyage de noces. Je ne peux pas m’empêcher d’avoir une pensée pour mon associé Thibault en Afrique du Sud qui n’aimerait certainement pas partager ce moment avec nous…   Heureusement le vol est court depuis Medellin, 40 minutes, et la descente vers le « Pacifico Colombiano » est un doux mélange de couleurs, de reliefs et de sensations. Après la jungle et les fleuves ocres, nous survolons la côte Pacifique et ses couleurs émeraudes avant de nous poser sur le petit bout de piste de l’aérodrome de Bahia Solano, dans le département du Choco.   Bienvenidos au bout du monde, j’ai l’impression d’avoir changé de pays. D’avoir traversé la planète.   César nous attend au volant de sa jeep pour nous conduire dans sa réserve d’El Almejal, à une petite heure de route. Il est propriétaire de cette réserve en bord d’océan depuis 35 ans et fait partie des pionniers en terme d’écotourisme en Colombie.   Réserve El Almejal, Choco, Colombie   Nous passons l’après-midi à parler de sa région, à ce que nous pourrions développer ensemble, aux meilleures saisons pour les baleines, la ponte de tortues olivâtres, l’ornithologie (800 espèces ont été recensées dans la zone, dont une trentaine sont endémiques) et l’observation des dauphins.   Le lendemain matin, nous voilà embarqués dans une barque pour essayer d’apercevoir celle pour qui nous sommes venus.   D’abord sortir de la baie. Avec les courants et les vagues prisées par les surfeurs du coin, ce n’est pas si simple mais Pancho, le capitaine, connait la zone et y arrive assez rapidement.   Ne plus faire de bruit. Expliquer aux enfants qu’il faut tendre l’oreille pour essayer de l’entendre arriver. Et surtout ouvrir les yeux à 360°.   Observation des baleines dans le Choco, Colombie   “PUTA MADRE MIRA!!”… Pas très fine cette expression mais Cesar n’a pas pu s’empêcher…   Il faut dire que la baleine qui vient de passer à côté de nous est immense, majestueuse. Nous restons longtemps sur place, pas trop proches d’elle, pas trop loin. C’est un vrai...

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