Virginie Roé

Rurrenabaque, les portes de l’Amazonie bolivienne
Apr04

Rurrenabaque, les portes de l’Amazonie bolivienne

Rurrenabaque, les portes de l’Amazonie bolivienne             Carnet de voyage en Bolivie par Loïc, Terra Bolivia.                     Quand on parle d’Amazonie, on pense souvent au Brésil, au Pérou voire à l’Équateur. Pourtant, la Bolivie offre une des parties les plus intéressantes et l’un des parcs nationaux les plus “riches” au monde.   Rurre, ville tranquille Bienvenue à Rurrenabaque, ou Rurre pour les intimes ! Cette petite ville, à la frontière des départements de La Paz et du Beni, jouit d’une situation toute particulière, à la croisée de la Cordillère des Andes et du bassin amazonien. On y est accueilli chaleureusement par sa population, après 30 minutes d’avion depuis la capitale gouvernementale la plus haute du monde.   Pendant la journée, l’humidité et les températures élevées rendent l’ambiance plutôt tranquille. On profite des hôtels, de leur patio et piscine, à la recherche d’un peu de fraîcheur. Puis, à la tombée de la nuit, les rues s’animent et le bal des mototaxis démarre. C’est en effet le moyen le plus facile de se déplacer à Rurre. Ensuite, ses restaurants et bars, aux charmes exotiques et tous faits de bois tropicaux, se remplissent petit à petit. Ici, on vient prendre des renseignements pour les prochains jours ou partager les expériences incroyables que l’on vient de vivre autour de quelques verres. Car oui, si on vient à Rurre, c’est pour toute autre chose : ses environs !             Welcome to the jungle Direction la selva ! Après deux heures de navigation sur les rios Beni et Tuchi, nous voilà en plein cœur de la jungle et du Madidi, un des parcs qui offre le plus de biodiversité au monde. Ici l’expérience est immersive, c’est l’Amazonie !   On se retrouve au milieu de cette végétation luxuriante et on se sent alors tout petit, entouré de ces arbres géants. Et cette nature s’offre aux plus patients. Notre guide nous apprend à être observateur, attentif et à l’écoute. Tout d’abord avec la flore, on apprend sur les bienfaits de chaque plante. Mais aussi avec la faune, car il y en a autant au sol (tapir, cochons sauvages, félins, papillons, insectes…), que dans les airs (aras, toucans, hérons, singes…).   De nuit, l’expérience prend encore plus de sens, l’ouïe est mise à contribution et les bruits de la jungle nous entourent littéralement. A l’aide d’une lampe torche, dans de petites lagunes, les yeux des alligators se transforment en véritables billes d’or. Les lucioles, elles, nous offrent un spectacle naturel étonnant, digne d’un feu d’artifice. Et lorsqu’on rentre...

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Objectif Nature au Nicaragua
Oct26

Objectif Nature au Nicaragua

            Carnet de voyage au coeur de la nature au Nicaragua, par Gabrielle, Terra Nicaragua.                   L’équipe de Terra Nicaragua part régulièrement en vadrouille pour vous dénicher les meilleures expériences du pays : en Septembre nous étions dans le Sud-Est du pays, aux abords du Costa Rica.     Nous avons pris la route depuis Granada jusqu’au port de San Carlos, le village de pêcheurs se trouvant à l’embouchure du Río San Juan. Pour nous y rendre, nous avons emprunté la route qui longe le lac Nicaragua et offre des vues panoramiques, en passant par la ville de Juigalpa, capitale du centre du pays et bien connue pour son cimetière en étages. Arrivés à San Carlos, nous découvrons un petit port animé par les derniers jours de la fête nationale.   Vivant principalement de la pêche et jouissant de sa situation géographique en tant que carrefour principal entre le lac et le Río San Juan, le village s’anime des va-et-vient des bateaux. Au port, nous demandons José, notre capitaine et guide pour les prochains jours, qui semble être bien connu des locaux puisque lui et sa famille ont toujours travaillé entre San Carlos et l’archipel de Solentiname. La lumière de la fin de journée est teintée de violet, nous prenons la mer vers l’archipel de Solentiname juste avant le coucher du soleil, réputé pour y être le plus beau du Nicaragua.     L’archipel de Solentiname est constitué de 36 îles, dont 22 sont habitées. Une fois arrivés sur l’île De San Fernando après 1h30 de bateau, nous sommes accueillis par une horde d’Oropéndolas, ces oiseaux noirs à queue jaune, et nous apprécions immédiatement le calme qui règne sur l’île. La lumière est splendide et les nuages se dégagent pour laisser entrevoir les volcans voisins du Costa Rica. Après avoir fait quelques pas, nous nous rendons compte que cette île, bien qu’elle soit la plus grande, n’est constituée que d’une dizaine de maisons. Le silence ne sera interrompu que par le doux bruit des oiseaux.   Petit dîner dans l’un des seuls restaurants du village, nous bénéficions d’un accueil privilégié, mais aussi subissons le succès de la fête nationale qui a amené pas mal de membres de la famille en visite le weekend d’avant. Le ravitaillement en bières et viande n’arrivera que demain … on patientera !   19h00 : la nuit est déjà noire et toutes les activités ont cessées. C’est l’heure d’aller au lit. On nous avait prévenus que la nuit serait bonne, et elle le fut, dans la fraîcheur et le calme, nous avons...

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Croisière aux Galapagos au large de l’Equateur
Feb21

Croisière aux Galapagos au large de l’Equateur

            Carnet de voyage d’Isa, conceptrice voyages chez Terra Andina Ecuador, suite à sa croisière aux Galapagos.                   Qui n’a jamais entendu parler des îles Galapagos? Voilà bien un nom qui, dès qu’il est prononcé, fait rêver et voyager en même temps !   C’est cet archipel mystérieux, à la fois désertique, parfois désolé, toujours coloré et sauvage,  et en même temps terre d’accueil d’une faune endémique unique au monde. Leur histoire est pourtant trop souvent méconnue et elles paraissent souvent inaccessibles.       C’est donc l’occasion pour moi de les découvrir le temps d’une croisière de 4 jours suivie d’une virée de deux jours sur Isabela, la plus grande et la plus sauvage des quatre îles habitées.       Découvertes par hasard au XVIème siècle par Tomas de Berlanga, les Galapagos furent le repère favori des pirates jusqu’au début du XIXème siècle. En effet, elles possèdent des points d’eau et sont un point de ravitaillement parfait au milieu du Pacifique. Les tortues Galapagos, embarquées sur les navires, pouvaient survivre longtemps sans eau ni nourriture et constituaient une réserve appréciable de chair fraîche. Pratique qui a causé la disparition de plusieurs espèces, dont le célèbre Lonesome George, disparu en 2012 et qui était le dernier représentant de son espèce, provenant de l’île Pinta.   Mais revenons à nos moutons ! Point de pirates et de pavillon noir pour moi !   Après un vol de deux heures pour Baltra, l’aéroport principal de l’archipel, j’embarque et mon navire, l’Anahi, est plutôt confortable et les maîtres à bord, accueillants !   Me voilà partie pour une croisière de 4 jours à la découverte de la partie sud de l’archipel, avec les îles San Cristobal, Española, Floreana et Santa Cruz.           Visites à terre et snorkeling sont au programme, les animaux sont toujours au rendez-vous et c’est un grand bonheur de pouvoir observer de si près iguanes marins, otaries et fous à pattes bleues, parmi de nombreuses autres espèces.       Émotions lorsque nous pouvons voir un faucon des Galapagos, espèce endémique, et la parade nuptiale un peu maladroite des albatros (vivant exclusivement sur Española de mars à décembre), nous a provoqué de beaux rires !         Nous ne sommes pas en reste avec les superbes spots de snorkeling ! Des otaries nous suivent et jouent avec nous, j’ai la chance d’être dans le groupe du « Captain » et c’est un spectacle de le voir descendre à 15m en apnée pour nous montrer des concombres de mer, cette espèce en danger pour cause de surpêche et maintenant protégée.   Nous...

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Sur les traces des Guaranis à Misiones et Iguazu
Feb07

Sur les traces des Guaranis à Misiones et Iguazu

            Carnet de voyage à Iguazu, Misiones et Corrientes, en Argentine, par Emilie Pinel, conceptrice voyages chez Terra Argentina.                   Au Nord-Est de l’Argentine, les voyageurs iront certainement visiter les magnifiques Chutes d’Iguazu. Cependant, peu d’entre eux s’aventurent dans le reste de la région appelée « Mésopotamie Argentine », et pourtant c’est passer à côté de belles rencontres avec les locaux, d’une nature exubérante, et d’un patrimoine historique important.     La Nature La province de Misiones, c’est avant tout des pistes ocres qui s’enfoncent dans une jungle subtropicale abondante. Cette végétation est un véritable refuge pour la faune locale : coatis, jaguaretes, toucans, tapirs et une multitude d’oiseaux colorés… Je ne compte plus le nombre d’ animaux que j’ai pu observer !         Dans ce décor de rêve, plusieurs chutes d’eau sont impressionnantes comme celle de Moconá, une faille sur le fleuve Uruguay, entre l’Argentine et le Brésil, visible uniquement en zodiac.     Un peu plus au Sud, à Corrientes, ce sont les marais d’Esteros del Ibera qui me permettent d’observer de très près des Yacarés (caïmans) et des Carpinchos (plus gros rongeur au monde).       Mon coup de coeur: l’hôtel « nature » Puerto Valle Lodge     Terre de cultures De cette terre rouge est née une des passions argentines, pas celle du tango ni du football mais celle du mate (prononcer maté), symbole de convivialité dans toute l’Argentine. La consommation de cette plante est une véritable addiction ! La région de Misiones est le cœur de la production de la yerba mate en Argentine. Sur les chemins rouges, je croise les camions remplis de yerba fraîchement récoltée. Je vous recommande vivement la visite d’une coopérative de mate. Vous pourrez découvrir la production de cette plante, vivre ce rituel argentin et comprendre les enjeux sociopolitiques de la yerba mate (et non des moindres !)       La yerba mate n’est pas la seule plante à avoir du succès dans la région, les plantations rectilignes de thé habillent les collines de la région. Et vous ne passerez pas à côté des très hauts eucalyptus, l’une des ressources principales de ce coin de l’Argentine.   Coup de cœur: un lodge « nature & culture »:  Surucua Lodge   Patrimoine Historique Les Ruines jésuites de San Ignacio sont les plus connues et les plus impressionnantes de la région. Classées par l’UNESCO, la façade de l’église rouge a gardé toute sa splendeur. C’est une visite historique mais également cultuelle. Une grande partie de la visite est dédiée aux traditions des Indiens Guaranis.     Guaranis, Gauchos, et immigrés Les Guaranis sont un...

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Australie : portrait du Bouddi National Park
May26

Australie : portrait du Bouddi National Park

            Texte et photos de Catherine Nieto Napierai, conceptrice voyages chez Terra Australia.                 Beauty Bouddi Nous avons parcouru des miles et des miles, en «Terra Australis ». Et au lieu de vous emmener à nouveau en “reco” on se dit allez, venez faire un tour par chez nous…   Nous avions envie de “ tirer le portrait “de la région que nous avons choisie pour poser Terra Australia.   Nous sommes sur la Central Coast entre Sydney et la Hunter Valley pour les amateurs de bons crus, de vins australiens.     Cette partie du territoire du NSW, n’est pas à la carte des Incontournables… Et pourtant l’endroit où nous avons posé nos valises et davantage est un bijou de la côte.   Terra Australia est au pied du Bouddi National Park, alors chaussez vos godillots, on vous emmène en balade le long de la mer de Tasman, face à Sydney.   Ce parc national est à 1h30 de Sydney par la route, mais on peut y venir en hydravion en 20 min ou par bateau si cela vous dit…     Le Bouddi est un trait d’union entre Terre & Mer, une langue qui se faufile entre bush, falaises, et plages. Terre sacrée des Darkinjung, premier peuple d’Australie, qui l’avait déjà choisi…   Cette péninsule a attiré l’aventurier James Cook qui en parlait dans ses notes comme une “Terre Elevée” qu’il utilisait comme repère sur ses tracés cartographiques en l‘appelant: “Cape Three Points”.   Mais le mieux est de vous prendre par la main et par les yeux… Le « Beauty » Bouddi est une combinaison de paysages, de cultures et d’héritages australiens.   Allez, c’est parti pour un portrait « chinois »  pour  ce bout de terre en Océanie.   Si j’étais une vue, un panorama ? Je serais celle d’une plage déserte avec vue sur Sydney au loin.     Si j’étais une œuvre d’art ? Je serais une estampe aborigène gravée dans la pierre.     Le parc recèle des sites aborigènes, avec des représentations d’animaux de scènes de vie du quotidien, incroyables témoignages de cette culture si ancienne et si forte de part son rapport à la terre, à la nature.   Si j’étais un animal? Je serais un wallaby ou… un aigle des mers ! En fait, ce parc était un véritable garde manger pour les aborigènes adeptes de la chasse et de la pêche… Le Bouddi est aussi un site particulier pour observer les baleines à bosses et les baleines blanches. Pour connaître la meilleur saison pour les observer, c’est simple : consultez-nous!   Si j’étais...

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