Virginie Roé

Australie : Voyage au Centre Rouge
Apr12

Australie : Voyage au Centre Rouge

            Carnet de voyage au Centre Rouge, texte et photos d’Anne, conceptrice voyages chez Terra Australia.                     Sur les traces de Priscilla, folle du désert ou plus sérieusement Ananguku ngura nyangatja ka pukulpa pitjama (Bienvenue en terres aborigènes).     Départ de Sydney, à la recherche de Priscilla, on quitte la verdure des terres et le bleu de la mer pour rejoindre la terre rouge du désert.   Le contraste est stupéfiant.     Me voilà arrivée en terre aride, et je sens déjà que la différence de température va être éprouvante, ainsi que les millions de mouches qui envahissent mon espace personnel et mon sandwich.     Notre guide me récupère et je rejoins de suite le groupe de Québécois avec qui je vais passer ces 4 jours. Peut-être savent-ils où trouver Priscilla ? Tabarnak !   A peine le temps d’enfiler des chaussures adéquats, nous voilà partis sur les monts Olgas (Kata Tjuta en aborigène), formation rocheuse de 36 dômes de plus de 800 millions d’années. Le ton est donné, la marche d’à peine 1km en pleine journée s’avère plutôt rude mais le paysage en vaut la peine.     De retour dans notre bus qui va nous amener au point fort de la journée, le coucher de soleil sur Ayers Rock (Uluru en aborigène). Sans oublier l’apéro pour apprécier ce moment idyllique. A la vôtre 😉 (vous noterez cette formation bizarre de Uluru à l’envers dans le verre).     Pour la petite histoire, Uluru, site aborigène sacré de plus de 600 millions d’années, fut découvert par les Aborigènes il y a plus de 10,000 ans. Ce site est maintenant visité par plus de 300,000 touristes par an. La marche autour du rocher est de 10km et la hauteur est de 348m. Il était autorisé de grimper tout en haut mais suite à quelques accidents (mortels) et pour sauvegarder ce site sacré, la grimpette sera bientôt interdite. Je pense que Priscilla a dû avoir des soucis pour monter aves ses talons aiguilles.     Retour à notre campement pour la nuit. Coucher relativement tôt étant donné le réveil aux aurores pour voir le lever de soleil sur Uluru, cette fois.   Le lendemain … tout est calme et sérénité … ou presque.     Un petit groupe d’initiés, dont moi-même, s’engage pour la marche de 10km (Mala Walk) autour du rocher, ce qui nous permet d’en découvrir tous les recoins. Ce gros caillou n’aura plus de secret pour nous. Il était en effet un refuge pour les ancêtres Anangu (il est d’ailleurs interdit de prendre des...

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Île de Pâques : dessine-moi un Moai
Nov07

Île de Pâques : dessine-moi un Moai

Carnet de voyage chez les Moai             Récit de repérage terrain à l’Île de Pâques. Texte, dessins, photos et video de Marie Gadenne Viscontini, gérante chez Terra Chile.                 « J’étais bien plus isolé qu’un naufragé sur un radeau au milieu de l’océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait :   – S’il vous plaît… dessine-moi un » moai ! *   *Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry.    Après 5h de vol au départ de Santiago, c’est bien cette impression d’être seul au milieu de l’océan qui vous frappe en arrivant à Rapa Nui, plus connu sous le nom de l’île de Pâques.   Note au lecteur : si j’ai décidé de vous raconter mon voyage sur l’île de Pâques en trois dessins, il s’agit plus de doodle, ce gribouillage autorisé pour adulte que de croquis de voyage au sens noble du terme. C’est donc pour des soucis de véracité et de perspective que j’ai également réalisé une vidéo de notre reco :     Bienvenue sur l’île de Pâques L’île de Pâques est l’endroit habité le plus isolé au monde ce qui explique son nom originel : Te Pito o Te Henua, « nombril du monde ». Pendant des décennies les Rapanui ont pensé être seuls au monde ; le premier explorateur Jakob Roggeveen n’étant arrivé qu’en avril 1722, le jour de Pâques.   Aujourd’hui appelée Rapa Nui, ce nom rend la part belle aux origines polynésiennes de l’île.   Rapa Nui signifie « la Grande Rapa » et serait le nom donné par les premiers Polynésiens à être venus s’installer sur l’île en référence à Rapa Iti, la petite Rapa, une des îles les plus isolées de la Polynésie française. Un autre exemple, linguistique cette fois-ci : Bonjour en rapa nui se dit Iorana qui est une contraction de l’expression tahitienne Ia Ora Na.     A pieds, à cheval, en voiture ou à vélo, quand vous traversez cette île de 163Km2 tout vous rappelle la Polynésie : ses habitants tout d’abord, la végétation faite de palmiers et de bananiers et bien évidemment les poules, condition sine qua non à un voyage en Polynésie.   Le conseil Terra Chile : pour découvrir cette culture si particulière rendez-vous au musée anthropologique Père-Sebastien-Englert dans le centre de Hanga Roa.   Anatomie du Moai Avec plus de 900 Moais patrimoine mondial de l’UNESCO répartis sur toute l’île et une renommée internationale, ces grandes statues de pierre auraient été érigées entre 1250 et 1500 en l’honneur des ancêtres. Si l’on parle souvent des mystères de l’Ile de Pâques, un...

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Voyage en Espagne : gastronomie, art et nature
Oct26

Voyage en Espagne : gastronomie, art et nature

Les cinq sens en éveil             Carnet de bord réalisé par Margaux, conceptrice voyages chez Terra España.                   Une Reco de voyage en Espagne digne d’une étoile Michelin mariant la gastronomie, la nature et l’art, allant du Pays Basque à la Galice en passant par la Cantabrie et les Asturies.   Ces quatre régions incarnent une Espagne plus discrète, sauvage et savoureuse.   Elles sont considérées comme l’antithèse de l’Andalousie de par son climat, sa végétation luxuriante et sa gastronomie plus raffinée. En préservant leurs côtes maritimes, elles ont su échapper à l’invasion du béton.   La culture y est omniprésente. On y parle le galicien (mélange de portugais brésilien et d’espagnol) et le basque (proche du celte). Leur architecture va du style plateresque (influence de la Renaissance italienne et du gothique) au style contemporain.     BILBAO ma première étape Connue pour le Guggenheim devenu son symbole en moins de 20 ans !   Je vous invite à flâner au cœur de son centre historique « las 7 calles », ses bars à pintxos tels que le Victor Montes et le Gure-Toki (l’un des gagnants du meilleur pintxo 2018). Belle promenade à faire également dans le quartier Getxo (accessible en métro) en longeant le fleuve Nervión rythmé par les entraînements d’aviron. Son pont transbordeur Bizkaia datant de 1893 (UNESCO) est encore en activité. Vous y trouverez également de beaux « palacetes » (=hôtels particuliers) le long de la plage et l’Alhondiga (=halle aux grains) devenue un centre culturel avec la collaboration de Philippe Starck (cocorico !)     Je quitte Bilbao pour prendre la route en direction de San Sebastian en passant par le rocher Gaztelugatxe (bien connu des fans de « Games of Thrones »). Puis, par le village de pêcheurs Getaria où se trouve le restaurant étoilé Elkano ainsi que le musée Balenciaga (pour les amoureux de la mode).   SAN SEBASTIAN mon coup de cœur Celle qui fait l’unanimité des gourmets avec ses 17 étoiles Michelin ! (possibilité d’assister à un atelier de cuisine pour y découvrir les secrets d’un chef étoilé dans un lieu emblématique afin d’épater vos amis lors d’un prochain dîner).   Elle incarne l’élégance, l’innovation. Elle est une référence incontestable en terme gastronomique et culturelle (à ne pas manquer : le festival international du film en septembre et le festival de Jazz en juillet). Ce n’est pas pour rien qu’elle fut élue capitale européenne de la culture en 2016 !   J’ai commencé par une balade commentée à vélo. Parfait pour un premier aperçu de cette Donostia (en basque) divisée entre l’ancienne et la nouvelle ville.   Puis,...

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Colombie : la Guajira dans l’objectif
Dec12

Colombie : la Guajira dans l’objectif

Top 8 de Laura à La Guajira             Carnet de voyage à la péninsule de La Guajira, par Laura, conceptrice voyages chez Terra Colombia, séjours sur mesure en Colombie.                 Terre aride au bord de la mer des Caraïbes, c’est à la pointe la plus au Nord de l’Amérique du Sud que vit l’un des plus grands peuples indigènes : les Wayúu.   Découvrir leur territoire en partageant un temps d’immersion dans une famille est une expérience assurément marquante.   Objectif à la main, c’est dans La Guajira que nous partons à travers des paysages étonnants et des rencontres touchantes à la découverte d’une culture bien préservée.     #1 – Un grand peuple indigène: Les Wayúu Le peuple Wayúu est l’une des plus grandes communautés indigènes d’Amérique du Sud qui a résisté à la colonisation. C’est durant cette période qu’ils se sont retranchés dans ce désert inhospitalier où ils ont affirmé leur autonomie. Vivant à cheval sur la Colombie et le Venezuela, ce peuple semi-nomade a su conserver sa culture et ses traditions.  Leur langue, le Wayùunaiki, est partagé par tous et fonde leur identité.     #2 – Un désert de cactus au bord de la mer La Guajira étonne par ses paysages et le plus surprenant est ce désert de cactus au bord de la mer des Caraïbes. C’est le territoire le plus aride et le plus sec de toute la zone.     #3 – Un dégradé de bleu des Caraïbes S’il fallait décrire les paysages de La Guajira avec deux couleurs, ce serait sans aucun doute l’orange et le bleu. Bleu turquoise, bleu roi, bleu marine, bleu émeraude, bleu foncé… C’est une véritable palette qui change toutes les heures.     #4 – Des liens familiaux très forts La société Wayúu ne s’établit pas dans des villages mais est organisée en une vingtaine de clans répartis sur tout le territoire.   L’appartenance à un clan est déterminée par la mère, dans la famille de laquelle les enfants sont éduqués. La place de la femme est primordiale et ce sont elles qui transmettent la culture et le savoir. Communauté coupée du monde civil, ils accordent une importance très forte à la famille.     #5 – Un mode de vie si particulier Echanger avec les Wayúu est une chance unique de découvrir un mode de vie unique.   Les Wayúu attachent beaucoup d’importance à leur terre qu’ils quittent très rarement afin de la protéger mais surtout de conserver leurs traditions et leur indépendance si précieuse.   Sur cette terre si aride où la pluie se fait de plus en...

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Melbourne & Sydney : UrBAn D’Oz
May03

Melbourne & Sydney : UrBAn D’Oz

              Carnet de voyage à Melbourne & Sydney par Cat, conceptrice voyages chez Terra Australia.                   Les invitations au voyage sont souvent illustrées par des paysages vierges, forts, purs…   Ok, mais un voyage nécessite aussi sa petite  « d’oz urbaine ».   Les Mégapoles donnent le ton, dès votre arrivée … En Australie Melbourne & Sydney sont 2 cités emblématiques…     Voici un pèle mêle “urban”… quelques extraits choisis :   D’un œil différent : ces cités nous font lever la tête, avec leurs gratte-ciels, leurs ponts et leurs architectures qui donnent le vertige, armez-vous de votre appareil photo lors de vos city tours à Melbourne & Sydney !     Jungle Faune : fourmilière, safari urbain, jungle, territoire, le vocabulaire animalier est souvent d’usage pour décrire « les citizens » qui aiment se retrouver lors d’events, de manifestations, ou simplement dans les CBD (cœurs de ville) …     Get lost in the city : A l’heure des GPS intégrés dans nos smartphones, dans nos « watchs » … il est bon, et même salutaire de se perdre un peu dans les ruelles et arcades de Melbourne.     Melbourne se découvre ainsi, il suffit juste d’un fil d’Ariane en guise de guide, je vous propose le Street Art à Melbourne.     Saveurs citadines & Melting city : les quartiers, les restaurants se mélangent au gré des origines des habitants, par exemple à Fitzroy (quartier melbournien) vous avez le choix gustatif de saveurs grecques, italiennes, vietnamiennes, turques, japonaises, françaises, etc.   À Sydney, rendez-vous à Chinatown pour d’un pas voyager en Asie… la culture australienne est un melting pot, sa cuisine en est une fusion.     Aborigène Cultura : ne pensez pas que les Aborigènes vivent uniquement dans le désert rouge, et d’autres régions isolées. Melbourne possède une communauté aborigène de plus de 20 000 personnes (0,6 % de la population) composée de groupes locaux et d’indigènes en provenance d’autres régions d’Australie. Des groupes de paroles, des artistes aborigènes vous ouvrent leur histoire, et vous permettent de mieux les connaître, mieux les comprendre.     Corridors  verts : poumons des mégapoles, les espaces verts des cités permettent d’apprécier davantage les villes, pas vraiment de paradoxe, juste un bon équilibre. Le jardin botanique de Sydney Royal Botanic Gardens offre une belle entrée en matière de la flore australienne. Vous pouvez y observer plus de 7500 espèces de plantes, mais aussi de nombreux oiseaux (cacatoès, ibis…) qui y  ont élu  domicile ainsi que … les chauves-souris géantes !     A souligner : vous pouvez marcher sur la pelouse, sentir les fleurs, toucher les arbres…   Personnage monumental : à chaque...

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