paola salazar

Des Boliviens découvrent le Salar d’Uyuni
Mar29

Des Boliviens découvrent le Salar d’Uyuni

            Récit et photos de Paola Salazar, équipe multi-média Terra Group située à La Paz.                     Mon nom est Paola, je suis Bolivienne, et responsable de l’équipe multi-média de Terra Group, chargée de la création de sites web, de leur design, de leur référencement …   Je baigne dans le voyage, mais seulement depuis mon ordinateur, à travers les photos et les descriptions que j’intègre dans nos nombreux sites.   Un jour j’ai décidé qu’il était temps de changer cela, et de découvrir ces endroits spectaculaires que je connais sans les connaître, à commencer par ceux qui se trouvent dans mon propre pays.   Aussitôt dit, aussitôt fait, direction le salar d’Uyuni et la région des Lipez, parsemée de lagunes, de volcans et de sources d’eau chaude, justement l’un des sites les plus spectaculaires de Bolivie, en compagnie de mes collègues, Noelia, Luis, Ivan et Juan.     Une journée de transfert en bus puis en train depuis La Paz, et nous voilà à Uyuni, petite ville balayée par les vents de l’altiplano.   Le salar n’est qu’à quelques dizaines de kilomètres, sa présence proche nous tient excités toute la soirée, demain on y est !   Notre expédition en 4×4 débute par le cimetière des trains, à la sortie sud de la ville.   Des carcasses de locos et de wagons qu’on dirait sortis d’un western rouillent paisiblement au milieu de nulle part.   Mise en bouche sympathique, mais nous attendons le grand moment, celui où nous foulerons l’immense désert de sel, la plus grande surface plane de notre planète avec ses 10.500 km2.   Encore 40 minutes de piste et voici le moment tant attendu, nous pénétrons enfin sur le lac salé.   Sa blancheur semble s’étendre à l’infini, seuls quelques volcans enneigés marquent ses limites au loin.   Nous progressons sur la croûte de sel, mais chaque kilomètre parcouru se transforme en centimètre, comme si nous n’avancions pas tant le paysage est figé.   La notion de l’espace est altérée, le ciel semble s’unir à la terre, la verticalité s’estompe.   Après plus d’une heure dans cette ambiance surréelle, nous parvenons à l’île d’Incahuasi, “la halte de l’inca” en Aymara.   Encore un cliché ultra familier que ces cactus géants et centenaires qui hérissent le monticule de terre et de pierre.   Je ne suis pas vraiment surprise, simplement enchantée de les approcher, comme de vieilles connaissances.     Après une balade sur l’île, nous poursuivons, cap au sud. Durant la traversée du salar, qui dure quelques heures, nous sortons les appareils...

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Chili : en piste sur le triangle d’or
Oct30

Chili : en piste sur le triangle d’or

              Par Florian Servant, gérant Terra Chile.   Photos de Mathieu Morelière, Continents Insolites.                   Partir en « reco » est toujours un moment spécial, que l’on prépare des semaines à l’avance. On  part à l’aventure et on peut enfin mettre des paysages sur des noms familiers, on s’approprie les endroits pour pouvoir ensuite en parler, on gratte des notes sur un bout de papier, on discute avec les locaux, on enchaîne les bonnes et mauvaises critiques sur les hôtels, bref on découvre un peu plus un pays que l’on propose à nos clients.   Que ce soit lors d’un trek en bivouac, un accompagnement de groupe, ou un road trip avec un client seul, c’est toujours un luxe et on se dit qu’on a le meilleur boulot du monde… Alors quand l’occasion se présente d’enchaîner 3 pays sur 15 jours, le célèbre triangle d’or Argentine-Bolivie-Chili, avec un groupe de gens sympas, c’est le top.   Nous voici réunis, avec Myriam Fernandez, gérante de Terra Andina Bolivia, et Mathieu Morelière, notre ami de Continents Insolites Lyon, à l’aéroport de Buenos Aires, prêts pour un décollage vers le NOA! Le NOA c’est le Nord Ouest argentin, ses salars, déserts et vignes dont les patagons de Terra Argentina nous vantent les mérites depuis des années.   Pourtant, quand on arrive à Tucuman, on est loin des paysages imaginés. Tout est vert ici.     Ce périple doit nous mener du NOA à La Paz, en Bolivie, en passant par l’extraordinaire Salar d’Uyuni, les volcans de San Pedro de Atacama, le lac Chungara, Cafayate dans les valléees Calchaquies, le parc Sajama et, en point d’orgue, le volcan Acontango afin de passer la barre symbolique des 6.000m d’altitude…   On part sur la route (ou plutôt sur les pistes) du fameux Triangle d’Or, dont nos clients raffolent d’avril à octobre, une véritable trilogie des déserts andins!   La partie argentine dure 6 jours, avec des étapes insolites et hors sentiers battus vers El Peñon et Antofagasta de la Sierra. La neige tombée récemment, qui nous comble lors des traversées d’immensités désertiques d’un blanc immaculé, aura raison de notre aventure, si chère à Mathieu, sensée nous emmener à Tolar Grande.     Ce voyage nous donne l’occasion de jouer les randonneurs qui se perdent sur les pentes de volcan vers Antofagasta, de pénétrer la quebrada de las Conchas (si si si…), de nous transformer en photographes professionnels pour faire quelques clichés des, désormais mondialement connus, « sauts Terra », au milieu du surprenant champs de pierre ponce et le volcan Carachi...

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Chili, sur la route australe, le paradis de Patagonie
Mar01

Chili, sur la route australe, le paradis de Patagonie

         Par Florian Servant, gérant Terra Chile         Au top 3 des plus beaux voyages de notre ami Mathieu Morelière de l’agence lyonnaise Continents Insolites, voici le combiné Argentine-Chili, de Chalten à Coyhaique, cru 2013 : un doux mélange de steppe patagonne et forêts luxuriantes, des arômes de glaciers et de rivière turquoise, des senteurs de fjord isolé où l’on trouve un petit village avec des kilomètres de passerelles en bois. Le tout servi sur fond de Mont Saint Valentin et de Campo de Hielo Norte.   On est donc partis 11 jours sur la Carretera Australe, région de plus de 1.000 kilomètres où une seule route relie Puerto Montt à Villa O Higgins, avec des passages parfois en bac. Nous en avons exploré les moindres recoins sur la moitié sud, c’est à dire de Villa O Higgins, bout de la route jusqu’à Coyhaique, capitale de cette région.   Deux mois après une reconnaissance de la partie nord (Chaiten à Coyhaique avec nos amis de RoadTrip Factory, qui ont fait cette route en Harley Davidson) retour à Balmaceda, petit aéroport perdu au milieu de la steppe. Descente express depuis l’aéroport de Balmaceda jusqu’à Villa O Higgins, au bord du fjord O Higgins.   Route vers Villa O Higgins- Patagonie Chili Cela me prend un jour et demi. Faut savoir que sur la route-piste on roule à 40 km/h de moyenne d’une part pour l’état de la piste et d’autre part pour la beauté des paysages. De plus on est jamais à l’abri d’une traversée de lapin ou se retrouver nez à nez avec un troupeau de vaches. Alors même si l’environnement donnerait envie de se prendre pour un pilote de rallye on lève le pied.   Arrivée au lodge très confortable de Deep Patagonia : Robinson Crusoe Lodge, assez surprenant dans cette ville du bout du monde coincée entre deux montagnes et le fjord.   Villa OHiggins- Patagonie Chili   Départ le lendemain en bateau pour rejoindre Mathieu à Candelario Mancilla. Ça fait plaisir de le retrouver, surtout dans un tel endroit perdu du monde.   “Alors cette traversée? C’était l’aventure?” je lui lance.   “Oh oui…” qu’il me répond.   En partant de Chalten la veille avec Antoine (gérant de Terra Argentina) ils ont traversé la Laguna Del Desierto, qui porte bien son nom, avant de s’embarquer sur une rando de 6km sur des sentiers à peine signalés, en mode inondation, boue et végétation dense. Unenuit chez Ricardo qui combat l’isolement et le froid avec du whisky et voici Mathieu frais comme un gardon prêt à remonter la Route Australe. Avant cela,...

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Bolivie : premier circuit, premières galères, premier amour…
Aug21

Bolivie : premier circuit, premières galères, premier amour…

          Par Eric Quillevere, guide pour Terra Andina Bolivia en 2000.               C’est juste après mon premier circuit en tant que guide que je gagnais le surnom de “superguide”. Sincèrement, quelques années plus tard, ça collait plutôt bien. Sur le coup, il y avait sans doute un peu d’ironie là dessous …   Le Salar d’Uyuni est un désert de sel perché a 3650 mètres d’altitude. Sa superficie, 12 000 km2, et sa régularité, en font la surface plane la plus grande du monde.   C’est un endroit hallucinant, unique, exceptionnel, où l’on perd toutes notions d’espace et de distances. Le Salar d’Uyuni portait originellement (bien avant que la ville d’Uyuni n’existe) le nom du volcan qui le domine, le Tunupa. Au pied du Tunupa, en bordure du Salar, se trouve le petit village de Jirira et une famille délicieuse qui vit dans cet endroit charmant.   C’est devenu l’une de mes étapes préférées (et je crois qu’elle l’est pour la majorité des guides de Terra Andina) car Doña Lupe, Don Carlos et leurs enfants nous accueillent chaque fois avec autant de plaisir, et il est largement partagé.   Les chambres sont disposées autour d’un patio, ornementé d’arbres et de plantes, qui nous procure une sensation de nature et de bien-être au milieu d’un altiplano si aride. Et puis il y a les enfants, et, autour du puits, des animaux : un chat, des chiens, des poules, un ñandu (autruche sud-américaine) et bientôt une vigogne. Bref c’est un endroit fort agréable et ce fut le théâtre de mes premiers “exploits”.   La première étape s’était relativement bien passée, quoiqu’un peu longue, car il s’agissait de rallier La Paz à Jirira par le nord. J’avais dû avouer à mes premiers clients, un couple de New-Yorkais d’une soixantaine d’années, que je ne connaissais pas toutes les portions du circuit que nous allions réaliser. J’entamais seulement ma première saison comme guide touristique et je ne pouvais donc pas connaître tous les circuits que nous proposions à l’époque, j’avais seulement visité deux ou trois endroits en tant que routard quelques mois auparavant.   Mes passagers n’étaient pas inquiets du tout, ils étaient venus pour l’aventure et ils allaient en avoir ! Nous quittons donc La Paz par la seule route qui monte du centre de la ville jusqu’à El Alto, la partie haute de La Paz et aussi la plus pauvre, et qui dessert ensuite tout le pays. Il y a tout de suite une première bifurcation : une route qui part à l’ouest vers le lac Titicaca et la frontière péruvienne, et...

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