Virginie Roé

Île de Pâques : dessine-moi un Moai
Nov07

Île de Pâques : dessine-moi un Moai

Carnet de voyage chez les Moai             Récit de repérage terrain à l’Île de Pâques. Texte, dessins, photos et video de Marie Gadenne Viscontini, gérante chez Terra Chile.                 « J’étais bien plus isolé qu’un naufragé sur un radeau au milieu de l’océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait :   – S’il vous plaît… dessine-moi un » moai ! *   *Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry.    Après 5h de vol au départ de Santiago, c’est bien cette impression d’être seul au milieu de l’océan qui vous frappe en arrivant à Rapa Nui, plus connu sous le nom de l’île de Pâques.   Note au lecteur : si j’ai décidé de vous raconter mon voyage sur l’île de Pâques en trois dessins, il s’agit plus de doodle, ce gribouillage autorisé pour adulte que de croquis de voyage au sens noble du terme. C’est donc pour des soucis de véracité et de perspective que j’ai également réalisé une vidéo de notre reco :     Bienvenue sur l’île de Pâques L’île de Pâques est l’endroit habité le plus isolé au monde ce qui explique son nom originel : Te Pito o Te Henua, « nombril du monde ». Pendant des décennies les Rapanui ont pensé être seuls au monde ; le premier explorateur Jakob Roggeveen n’étant arrivé qu’en avril 1722, le jour de Pâques.   Aujourd’hui appelée Rapa Nui, ce nom rend la part belle aux origines polynésiennes de l’île.   Rapa Nui signifie « la Grande Rapa » et serait le nom donné par les premiers Polynésiens à être venus s’installer sur l’île en référence à Rapa Iti, la petite Rapa, une des îles les plus isolées de la Polynésie française. Un autre exemple, linguistique cette fois-ci : Bonjour en rapa nui se dit Iorana qui est une contraction de l’expression tahitienne Ia Ora Na.     A pieds, à cheval, en voiture ou à vélo, quand vous traversez cette île de 163Km2 tout vous rappelle la Polynésie : ses habitants tout d’abord, la végétation faite de palmiers et de bananiers et bien évidemment les poules, condition sine qua non à un voyage en Polynésie.   Le conseil Terra Chile : pour découvrir cette culture si particulière rendez-vous au musée anthropologique Père-Sebastien-Englert dans le centre de Hanga Roa.   Anatomie du Moai Avec plus de 900 Moais patrimoine mondial de l’UNESCO répartis sur toute l’île et une renommée internationale, ces grandes statues de pierre auraient été érigées entre 1250 et 1500 en l’honneur des ancêtres. Si l’on parle souvent des mystères de l’Ile de Pâques, un...

Read More
La Péninsule du Yucatan vue de l’intérieur
Sep05

La Péninsule du Yucatan vue de l’intérieur

Yucatan Inside             Carnet de voyage au Yucatan par Corentin, logisticien chez Terra Maya.                   Cancún, ses hôtels de luxe et ses plages, le petit paradis d’Holbox, la majestueuse Chichen Itzá, etc. Autant de destinations mondialement connues et reconnues qui attirent chaque année les touristes du monde entier.   Mais la péninsule du Yucatan a bien d’autres choses à offrir : petits cenotes intimistes perdus au bout d’une piste, savoir-faire artisanal hors du commun, sources d’eau douce paradisiaques dans la mangrove, histoires de la Guerre des Castes à écouter de la bouche des anciens du village, etc. Autant de petites perles disséminées dans cette grande plaine recouverte d’une forêt luxuriante, le plus difficile restant … de les découvrir.   Et pour ce faire, rien de tel qu’un bon vieux road trip. Nous sommes donc partis en voiture avec Adelind pendant une semaine de repérage. Appareils photos et caméra chargés, calepins, hamacs dans le coffre toujours prêts à dépanner en cas de pépin (qui est déjà tombé en panne au milieu de la jungle saura de quoi je parle), anti-moustique, crème solaire et chapeaux de paille obligatoires. On fait le plein et c’est parti!         Première étape: Yokdzonoot, dans le cenote du village où il fait toujours bon piquer une tête au milieu des énormes racines des arbres en surplomb. Tout en observant la multitude d’oiseaux Tho qui volent au dessus de nos têtes en chassant les insectes.     On en profite pour manger des panuchos dans l’excellent restaurant de la coopérative. Puis, on reprend la route pour arriver au cenote Chooj-Ha, le plus impressionnant que je connaisse. José nous y accueille, fusil à la main (il nous jure qu’il ne chasse pas les touristes, nous voilà rassurés).   La pluie torrentielle fulgurante dont le Yucatan a le secret nous force à nous abriter sous un petit toit de palme. Cela nous donne le temps de discuter avec ce personnage haut en couleur. Nous sommes même invités à la chasse. La prochaine fois, nous n’y manquerons pas ! Il nous dit également qu’un Alux (sorte de lutin habitant le lieu, dans la cosmovision maya) habite dans un des recoins de la grotte… Espérons qu’il soit accueillant!     La pluie se dissipe enfin et nous entrons dans le cenote par un grand escalier en bois. Totalement sous-terrain, on reste bouche-bée devant l’eau bleue turquoise. Les énormes colonnes de stalactites se jettent du plafond jusqu’au fond du cenote. Cela donne l’impression d’une cathédrale gothique qu’on aurait enterrée là, au milieu de la forêt. Les...

Read More
Costa Rica : pura vida à la péninsule de Nicoya !
Jul23

Costa Rica : pura vida à la péninsule de Nicoya !

Voyage spécial plages au Costa Rica             Carnet de voyage à la Péninsule de Nicoya au Costa Rica, récit et photos de Clémence, conceptrice voyages chez Terra Caribea.                 Après quelques semaines de préparation, je suis partie en reconnaissance terrain accompagnée de Laetitia.   Les indispensables dans le sac : appareil photo, GoPro, cartes de visite, crème solaire, nous étions prêtes à partir explorer la péninsule de Nicoya, région assez sauvage, hors des sentiers battus et belle destination balnéaire.   Notre premier hôtel surplombait la Playa Carillo, une des plus belles plages du pays, type carte postale : sable blanc, cocotiers, tout y était …   À quelques minutes de là, se trouvait Playa Samara, point de départ d’une superbe activité kayak et snorkeling. Enfin ! Premier snorkeling au Costa Rica, j’adore, je me sentais comme un poisson dans l’eau ! J’ai pu apercevoir des poissons arc-en-ciel « Arco Iris » et une murène. Nous avons fini cette activité avec une dégustation de fruits et en nous posant de nombreuses questions existentielles sur la vie des Bernard L’hermite…En effet l’île en était truffée. Et vous, saviez-vous qu’ils pouvaient souffrir de solitude ?         Dès le 2ème jour, nous nous sommes malheureusement réveillées avec une pluie tropicale… Je déteste la pluie ! Pas très judicieux de vivre dans un pays tropical en effet, mais au moins il y fait chaud et la mer y est toujours chaude !   Ce fut donc une journée particulièrement calme au cours de laquelle j’ai eu l’occasion de pratiquer une séance de yoga. J’en avais déjà fait une fois au Sri Lanka et je ne suis pas sûre d’avoir gagné en souplesse depuis ! Cette séance s’est prolongée avec une baignade dans la piscine car comme on dit « mouillé pour mouillé » suivie de cocktails, d’un diner et d’une nuit au rythme des danses latines.   Petit rappel à tous : pour louer une voiture, se munir de son passeport et de son permis de conduire ! Cela semble bien simple et pourtant nous avions toutes les deux oublié nos passeports et malheureusement ni les copies ni le visa costaricien n’ont suffi à nous permettre de récupérer notre véhicule de location. Évidemment, on se trouvait à l’autre bout du pays ! Superchef à la rescousse !!! Guillaume a fait la route pour me remettre mon passeport et nous permettre de continuer l’aventure !     Au cours de la reco, nous avons visité de nombreux hôtels, lodges ou bungalows, avec piscine à débordement, plateformes de yoga, vue mer ou encore au cœur de la jungle avec les singes hurleurs. Le dépaysement était au rendez-vous mais les...

Read More
Port Stephens Australie : un désert au bord de l’eau
Feb16

Port Stephens Australie : un désert au bord de l’eau

Carnet de voyage à Port Stephens, Australie A 2 heures de Sydney se trouve un lieu aux mille paysages. Port Stephens est un kaléidoscope, une composition de sable, de dunes, de montagnes, de forêts tropicales, de baies, de plages…   Un point de rencontre pour les passionnés en tout genre : sports nautiques, mécaniques, de glisse, de randonnées, surf, voile, 4×4… amateurs de faune, flore… La liste est « too much » et bien non. L’inventaire, lui, par contre, en serait indigeste.   Alors je tire au sort 3 mots en relation avec cette baie naturelle, juste 3 mots pour définir ce lieu, frustrant tant il y a à dire … Mais je me lance ! Désert Port Stephens possède la plus grande étendue de dunes de sables d’Australie. Le sable y est pur et donne matière à bien des découvertes, et bien des sensations. Les dunes de sable de Stockton Bight (territoire aborigène du Worimi), à proximité d’Anna Bay, sont le point de départ de chevauchées mécaniques en quad, buggy, 4×4 ou en méharées à dos de dromadaires… Le sable s’amuse avec ses hôtes, il glisse sous nos pas, ceux des pieds des monobosse, ou sous les gommes des véhicules tout terrain.     Il vous suffit de choisir votre camp : la maîtrise et le contrôle de votre engin ou cette sensation d’échappement, de cette glisse qui grise, pour un petit grain de folie sur un tapis de silice.   Colline Pour appréhender la géographie des lieux, rien de mieux que de se lancer dans une petite randonnée. Celle-ci nous mène au sommet à Tomaree Headland.     Un fois arrivé, la vue vous redonne le souffle pour un grand «Whouah!»   Vous mesurez toute la grandeur du site.   Le parc national de Tomaree offre une nature intacte, accessible pour les amateurs de randonnées et davantage. Eau Elle est omniprésente, la baie de Port Stephens a de la matière avec ses 26 plages, ces lacs tranquilles. Ce terrain de jeu immense se conjugue avec : surf, pêche, kayak, bateau, croisière, plongée, nage avec les dauphins…Et rencontres insolites!       En hiver, les eaux au large de Port Stephens sont l’un des meilleurs sites d’Australie pour observer la migration des baleines à bosse.   Et si la faune aquatique ne vous suffit pas, rendez-vous à Tilligerry Habitat pour y voir des koalas, oiseaux, reptiles… évoluant dans leur milieu naturel, sur plus de 9 hectares.   3 mots, juste 3 mots … Pas simple de tailler le portrait de P.Stephens. Allez, un 4 ème mot en guise de bonus : Carpe Diem… Port Stephens est une invitation à la détente, au...

Read More
Premiers pas au Nicaragua
May15

Premiers pas au Nicaragua

              Carnet de voyage au Nicaragua, par Gabrielle, Terra Nicaragua.                   On entre dans le bain avec une video faite maison :     Dernière née de la famille Terra, l’agence de voyage Terra Nicaragua vous conseille depuis un peu plus d’un an depuis Granada, Nicaragua. C’est avec immense joie et bonheur que nous avons le plaisir de vous annoncer que l’équipe s’agrandit avec l’arrivée de Gabrielle, 1m73 et 75kg. Elle vient compléter l’équipe formée par Antoine, le fondateur, sa femme d’origine chilienne Paulina, et leur fils Noah, 3 ans à la triple nationalité. L’occasion semble parfaite pour nouer des liens et partir tous ensemble en week end de reconnaissance sur l’île d’Ometepe.     Vendredi, 12h : départ de Granada, le joyau colonial, vers Rivas et son petit port San Jorge. Au programme de ce week-end : découverte de l’île d’Ometepe. Née de deux volcans jumeaux sortis des profondeurs du lac Nicaragua, Concepción et Maderas : Ometepe est la plus grande île de lac d’eau douce d’Amérique Latine. Pour y accéder, l’unique moyen est le ferry. C’est plutôt mouvementé, pas forcément de place pour tout le monde à l’intérieur, alors qu’à l’extérieur ça mouille!     Pour amarrer, rien de mieux qu’un plongeon de matelot pour attraper une corde qui nous permet de réaliser un beau créneau en marche arrière. Nous débarquons à Moyogalpa, le majestueux volcan Concepción en arrière plan et sommes accueillis par une horde de locaux tentant de nous vendre leurs services.   Nous prenons la route en direction du petit village de Mérida, plus au Sud, pour rejoindre notre hôtel. La partie goudronnée de la route s’achève rapidement, et c’est bien secoués que nous arrivons à destination. Mérida, hôtel Hacienda Merida, coucher de soleil somptueux, juste le temps pour Antoine et Noah de prendre un petit bain entre la berge et le volcan Concepción avant que ça ne s’assombrisse.     Lendemain réveil matinal : départ pour la cascade San Ramon, sur les flancs du volcan Maderas. Située au bord du lac, la propriété est très accueillante et verdoyante. On négocie le tarif d’entrée pour les résidents nationaux et grimpons en voiture jusqu’à l’entrée du chemin. Bien contents d’avoir pris le 4×4 et l’option qui va avec ! Noah est secoué dans tous les sens dans son siège enfant, le chemin était parsemé de pierres, plus grosses les unes que les autres ainsi il a fallu que Paulina descende pour en enlever certaines à la main pour être sûrs de ne pas endommager le bas de coffre ! Côtoyés par...

Read More

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies, qui nous aident à optimiser votre expérience en ligne. Pour en savoir plus, cliquez ici