Isabelle Champaney

Croisière aux Galapagos au large de l’Equateur
Feb21

Croisière aux Galapagos au large de l’Equateur

            Carnet de voyage d’Isa, conceptrice voyages chez Terra Andina Ecuador, suite à sa croisière aux Galapagos.                   Qui n’a jamais entendu parler des îles Galapagos? Voilà bien un nom qui, dès qu’il est prononcé, fait rêver et voyager en même temps !   C’est cet archipel mystérieux, à la fois désertique, parfois désolé, toujours coloré et sauvage,  et en même temps terre d’accueil d’une faune endémique unique au monde. Leur histoire est pourtant trop souvent méconnue et elles paraissent souvent inaccessibles.       C’est donc l’occasion pour moi de les découvrir le temps d’une croisière de 4 jours suivie d’une virée de deux jours sur Isabela, la plus grande et la plus sauvage des quatre îles habitées.       Découvertes par hasard au XVIème siècle par Tomas de Berlanga, les Galapagos furent le repère favori des pirates jusqu’au début du XIXème siècle. En effet, elles possèdent des points d’eau et sont un point de ravitaillement parfait au milieu du Pacifique. Les tortues Galapagos, embarquées sur les navires, pouvaient survivre longtemps sans eau ni nourriture et constituaient une réserve appréciable de chair fraîche. Pratique qui a causé la disparition de plusieurs espèces, dont le célèbre Lonesome George, disparu en 2012 et qui était le dernier représentant de son espèce, provenant de l’île Pinta.   Mais revenons à nos moutons ! Point de pirates et de pavillon noir pour moi !   Après un vol de deux heures pour Baltra, l’aéroport principal de l’archipel, j’embarque et mon navire, l’Anahi, est plutôt confortable et les maîtres à bord, accueillants !   Me voilà partie pour une croisière de 4 jours à la découverte de la partie sud de l’archipel, avec les îles San Cristobal, Española, Floreana et Santa Cruz.           Visites à terre et snorkeling sont au programme, les animaux sont toujours au rendez-vous et c’est un grand bonheur de pouvoir observer de si près iguanes marins, otaries et fous à pattes bleues, parmi de nombreuses autres espèces.       Émotions lorsque nous pouvons voir un faucon des Galapagos, espèce endémique, et la parade nuptiale un peu maladroite des albatros (vivant exclusivement sur Española de mars à décembre), nous a provoqué de beaux rires !         Nous ne sommes pas en reste avec les superbes spots de snorkeling ! Des otaries nous suivent et jouent avec nous, j’ai la chance d’être dans le groupe du « Captain » et c’est un spectacle de le voir descendre à 15m en apnée pour nous montrer des concombres de mer, cette espèce en danger pour cause de surpêche et maintenant protégée.   Nous...

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Mexique : Basse Californie, désert entre deux mers
Dec13

Mexique : Basse Californie, désert entre deux mers

            Carnet de voyage en Basse Californie, texte et photos de Sophie, conseillère voyages chez Terra Maya.                   La péninsule de Basse Californie au nord-ouest du Mexique, est une véritable langue de désert entre le Pacifique et la mer de Cortés.     La région est totalement différente du reste du Mexique. Elle est à la fois désertique et montagneuse, avec des paysages de cactus à perte de vue. La roche volcanique plongeant dans la mer turquoise est à couper le souffle !     En arrivant à la Paz, on découvre une chaleur bien différente de celle du Yucatán. L’air n’est pas humide, le vent chaud de la mer vous caresse et vous invite à partir à la découverte de cette terre inconnue.   La Paz est la capitale de la Basse Californie Sud (Mexicali étant la capitale de la Basse Californie Nord). Il s’agit d’une petite capitale (pour le Mexique), soit environ 280 000 habitants, où il fait bon vivre. L’ensemble de la ville semble tourné vers la mer, Mer de Cortés, baptisée « Aquarium du monde » par Jacques Cousteau qui a passé de nombreuses années dans cette région du Mexique.   Très vite, on comprend pourquoi la Mer de Cortés mérite pleinement ce surnom qui lui a été donné par le célèbre commandant au bonnet rouge. Les embarcations partent directement de la plage du malecón (digue) et au bout de quelques minutes seulement, on découvre les premières tortues, requins baleines et raies qui évoluent en liberté. En s’approchant de l’île Espiritu Santo, on entend au loin le cri de lions de mer. Petit à petit on distingue leurs centaines de silhouettes affalées sur les rochers. Les petits s’amusent à se jeter dans l’eau, sous le regard fatigué des plus gros. Les adultes ne sont pas joueurs (certainement trop occupés à digérer !), en revanche leur progéniture s’amusera volontiers sous l’eau avec vous !       Autre étape magique de la Basse Californie sud : Todos Santos. Petite ville d’artistes, paisible, au bord de l’Océan Pacifique. Il y fait bon vivre, le climat est agréablement rafraîchi par le vent de l’Océan. On y vient pour faire du surf ou du cheval au coucher du soleil, de la marche ou du kayak (sur le lac la Poza). L’hôtel incontournable de cette cité tranquille est bien entendu L’hôtel California, rendu très célèbre par le groupe Eagles, qui s’en est inspiré pour écrire la chanson du même nom.       Cap vers le Nord, pour découvrir le petit port de pêcheurs de Loreto. Préparez-vous à voir de véritables paysages...

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Argentine : croisière au Cap Horn
Jan18

Argentine : croisière au Cap Horn

            Carnet de bord, photos et vidéos de Justine Schmutz, conceptrice voyages chez Terra Argentina.                   Le voyage de chanceuse Et voilà, un jeudi j’ai laissé les dossiers, les ordinateurs, mes collègues qui tentent de se réchauffer dans le printemps très frais de Patagonie, et je suis partie… cap au sud ! Découvrir lors d’une croisière de 5 jours les fjords et les canaux chiliens, la faune et la flore, et mettre les pieds sur le bout du monde, la Terre de Feu qui nous fait souvent rêver depuis l’Europe.     Plusieurs mois après ce voyage, plein d’images et de rencontres en tête. Et une phrase en leitmotiv : j’ai eu trop de chance !   Avec le temps En  mer ou sur terre, nous avons eu des journées douces et presque sans vent, du soleil austral du matin au soir dans une région réputée pour la rudesse de son climat. Les locaux nous l’ont répété: “ce temps-là c’est exceptionnel, ce n’est pas normal”.   Comme dans ma Bretagne natale, à Punta Arenas le temps change : nous avons pu découvrir la ville sous un mélange de brume et de soleil, et ses maisons de tôle aux couleurs vives, en bord de steppe fouettée par les vents. Comme il ne pleuvait pas, nous avons posé comme des corsaires dans les reproductions grandeur nature des premiers bateaux d’exploration du Détroit de Magellan, construites par le propriétaire du musée Nao Victoria qui borde le détroit.     Surtout, une navigation tranquille, sur les canaux et les fjords, tellement tranquille que nous avons pu, le 29 septembre 2015, débarquer sur le Cap Horn. Moment de jubilation intense en découvrant le monument de granit avec plaque commémorative offert par les Cap-Horniers de Saint Malo, qui se dresse face à l’Antarctique.     Cerise sur le gâteau, une mer d’huile nous a même permis, ce jour-là, de faire le tour du Cap Horn : passage rapide sur la mer de Drake, qui mène à l’Antarctique, pour contempler le Cap depuis la mer. Même par vent de force 2, ça secoue, et on pense aux nombreux marins qui l’ont passé, et à toutes les épaves qui jonchent les fonds marins dans ce passage inter-océanique.     Le soleil nous a accompagné dans la découverte de la Baie Walaía, avec vue sur le glacier Marinelli, sur les îles Tucker pour observer les manchots et les cormorans depuis notre zodiac, et jusqu’au Cap Horn. Lorsque le temps se gâte sur l’île Navarino, dans la Baie Wulaía, les jeux de lumière contrastent le gris des nuages et le blanc...

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