Constance Faysse

Bolivie : du Sud Lipez à la Cordillère Royale
Jul22

Bolivie : du Sud Lipez à la Cordillère Royale

              Récit et images de Constance Faysse, conceptrice voyage chez Terra Andina Bolivia.                   La Bolivie ? Ça vous évoque quoi ? Personnellement, ce pays, un peu moins connu que ses voisins Pérou, Argentine et Chili, ne m’évoquait pas grand-chose à part la montagne et le froid, les “cholitas” aux chapeaux melon et jupons bouffants, les feuilles de coca et les lamas… Mais ça, c’était avant ! Maintenant, je peux vous raconter plein de choses sur ce pays magique. Car oui, fraîchement débarquée (et bizutée) dans l’équipe Terra Andina Bolivia, me voilà déjà en route pour 2 semaines de voyage de reco à travers la Bolivie.     Mon voyage débute à Sucre, charmante ville coloniale du département de Chuquisaca connue sous le nom de « cité blanche ». Ici, il fait chaud, il y a des fleurs et des arbres partout et il n’y a aucun haut building. Ça me change de La Paz !   Le premier jour, je découvre avec plaisir les hôtels de la ville : jolis patios colorés, jardins fleuris, terrasses avec vue panoramique, accueil charmant… Plutôt pas mal comme job de visiter des hôtels !   Le lendemain, visite guidée de la ville de Sucre :   l’agréable couvent de la Recoleta aux patios débordant de végétation, le musée ethnographique du textile aux magnifiques tissus faits-main (4 à 6 mois pour tisser un petit rectangle de 40x70cm, il en faut de la patience!), le cimetière de Sucre où les cercueils sont empilés comme des boîtes formant des « barres d’immeubles », on se croirait dans une mini-ville ! le musée la Casa de la Libertad où nous apprenons de nombreuses anecdotes sur l’indépendance de la Bolivie, le magnifique monastère San Felipe Neri aux murs blancs éclatants qui nous offre une vue imprenable sur la ville.     Le soir, j’ai l’immense plaisir d’assister à un diner spectacle de danses folkloriques à la Peña Origenes. Je suis même montée sur scène pour danser avec les artistes à la fin ! Je ne suis malheureusement pas aussi douée qu’eux…     Le dimanche, nous partons pour Tarabuco, à environ 1h30 de Sucre, où se déroule chaque dimanche matin le plus grand marché artisanal andin d’Amérique latine.   Nous arpentons les rues pavées pour découvrir tissus brodés, écharpes et pull en alpaga, sac en cuir, porte-monnaie, chaussures, porte-clés et autres objets typiques.   Nous nous plongeons également au cœur du marché de fruits et légumes où les habitants des villages environnants pratiquent le troc. J’essaye tant bien que mal de prendre quelques portraits des “mamitas” en train de troquer 3 tomates contre 2 piments....

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Bolivie : Trek du Choro, sentier Inca de la Cordillère Royale aux Yungas
Sep03

Bolivie : Trek du Choro, sentier Inca de la Cordillère Royale aux Yungas

   Par Jules Tusseau, conseiller voyages chez Terra Bolivia             Nouvelle petite reco sur le très connu trek du Choro en Bolivie. Pour poser le décor, le Choro est un sentier Inca qui démarre de la Cumbre (4700m d’altitude) dans la Cordillère Royale jusqu’au petit village de Chairo (1200m d’altitude) dans les Yungas, région montagneuse et quasi tropicale faisant tampon entre l’Amazonie et l’Altiplano. Le Choro est un trek qui se fait en 3 jours. Compter 70 km de marche sur chemin escarpé, 4000 mètres de dénivelé négatif pour 500 mètres de dénivelé positif. Nous le sous-titrerons donc bien volontiers : « De la neige à la Jungle… »   06/07   Comme ce fût le cas de mon dernier récit de reco au sommet du Condoriri nous décidons de faire cette reco d’une façon un peu particulière : pas de guide, pas de porteur et surtout, faire le trek en 2 jours au lieu de 3. J’invite mon ami et colocataire Félix Léger, français, sismologue pour l’observatoire San Calixto de La Paz à m’accompagner dans cette nouvelle aventure.   7h30, nous nous rendons au nouveau terminal des bus pour les Yungas pour y prendre un minibus en direction de Coroico (capitale des Yungas). Après une heure de bus nous arrivons à la Cumbre, point de départ de notre trek. Nous abandonnons le minibus qui continue sa route jusqu’à Coroico (il mettra 3 heures à faire ce que nous ferons en 2 jours).   8h30 : nous avons les pieds dans la neige, il doit faire près de -5ºC, peu de vent et un temps radieux, les conditions sont idéales. Nous nous mettons en route le long d’une superbe lagune dont j’ignore le nom.   Lagune à la Cumbre – Bolivie Le trek du Choro démarre par une petite montée jusqu’au col d’Abra Chucura (4.859m d’altitude) avant de plonger littéralement vers les Yungas.   Montée au col Abra Chucura – Bolivie Depuis le col Abra Chucura – Bolivie Nous entamons notre descente dans des paysages familiers de la Cordillère, peu de végétation, encerclés de montagnes, le long d’un petit cours d’eau dont le doux bruit du l’écoulement nous rappelle combien le silence est agréable comparé au brouhaha chaotique de La Paz.   Cours d’eau dans la vallée – Bolivie   Nous traversons plusieurs petits « villages » peuplés de huttes aux toits de chaume. La population locale ne parle presque pas l’espagnol, seulement l’Aymara. Régulièrement des enfants viennent nous aborder pour nous vendre des friandises. Pas de doute, nous sommes encore bien sur l’Altiplano (malgré les deux heures de marche que nous venons de...

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Pérou : le sud version nature
May13

Pérou : le sud version nature

      Par Sandrine Gallo, Terra Andina Peru             Tous les récits de voyages comportent leur lot d’anecdotes, la mienne se situe dès le premier jour. Jessica, la charmante hôtesse de la station-service, pensait sûrement à son amoureux en faisant le plein de mon véhicule. De l’essence au lieu du diesel … Journée foutue, il faut démonter le réservoir, le vider et nettoyer tous les tuyaux qui mènent au moteur. En l’espace de quelques heures je suis devenue une vrai pro de la mécanique automobile …   Le sympathique panier repas préparé par mon restaurant fétiche d’Arequipa (le Zig Zag) rend l’attente « presque » agréable. La fin de journée pointe son nez mais impossible de passer une seconde nuit dans la ville blanche car le timing est trop serré. Je décide donc de prendre la route, pour une arrivée tardive sur l’altiplano. Le plan campement tombe à l’eau, je recherche donc un hôtel à Espinar ville minière situe à 4100 m d’altitude. C’est bruyant, froid et moche, on reste donc dans l’ambiance de début de journée : glauque !   Région d’Arequipa – Voyage au Pérou Sûrement le prix à payer pour pouvoir découvrir le reste, la deuxième journée commence sur le même ton que la veille : au menu du petit déjeuner, soupe de tripes ou … soupe de tripes …   Je décide de faire l’impasse et j’entame à jeûn la descente sur Tres Cañones.   C’est de toute beauté, j’en oublie mon ventre creux. Incroyable Pérou, comment des paysages aussi grandioses peuvent-ils rester cachés du monde ? Sans parler des sites archéologiques bien préservés tels que Maria Fortaleza, Maukallaqcta, K’anamarka : pas âme qui vive à l’horizon.   Sites archéologiques – Voyage au Pérou Il fait quand même assez froid pour passer une nuit sous tente, je vois au loin un feu de cheminée, je tente ma chance. Genaro et son épouse sont en pleine construction de chambres pour développer le tourisme rural, ils ont tous les deux une grosse boule dans leur bouche et des dents toute noires. Pas de panique, ce n’est pas «le retour des visiteurs». Bien que peu esthétique, ce n’est qu’une coutume locale des paysans des Andes que de mastiquer des feuilles de coca qui se transforment en boules gigantesques qui se coincent entre les gencives et les joues.   Hélas pas de place pour moi ce soir dans leur maison inachevée, en revanche ils me disent que c’est DIEU qui m’envoie et nous échangeons nos coordonnées pour un début de collaboration qui se saurait d’ailleurs tarder.   Tourisme rural au Pérou   Étape...

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Bolivie, ascension du Condoriri
Jan29

Bolivie, ascension du Condoriri

  Par Jules Tusseau, Terra Andina Bolivia       Le récit qui suit raconte une expérience de reco un peu particulière dans le sens où nous décidons de partir sans guide ni porteur. Les photos qui illustrent le récit sont biaisées. Elles ont été prises à la redescente, puisque la montée se fait de nuit !   Topo de la Cabeza del Condoriri:   Le parcours de l’ascension – Condoriri, Bolivie Avec mon grand pote d’ici, Benjamin, glaciologue pour l’IRD, l’Institut pour la Recherche et le Développement, nous nous sommes attelés à l’ascension de la Cabeza del Condoriri (la tête du Condor), surnommée ainsi par les Boliviens Aymaras en raison de sa forme. Ce sommet est l’un des plus beaux de la Cordillère Royale, et bien qu’il ne soit pas si haut (5,648m seulement…!) il est relativement technique.   Nous avons donc mis les voiles de La Paz samedi vers 11h après avoir bien checké le matériel (si tu oublies quelque chose, tu ne montes pas, ton matériel c’est ta vie). Après 3 heures de transport nous arrivons à Tuni, petit village de Cordillère situé à 4,400m d’altitude, plus de lamas que d’humains, point de départ de notre marche d’approche.   Village de Tuni, sous la face Ouest du Huayna Potosi Nous nous mettons en route pour 3 heures de marche à travers l’Altiplano, royaume des lagunes, des plaines peuplées de camélidés intrigués par notre présence, et des montagnes imposantes et majestueuses, intimidantes mais séduisantes.   Marche d’approche – Trekking Cordillère Royale, Bolivie Marche d’approche – Trek dans la Cordillère Royale, Bolivie Randonnée dans la Cordillère Royale, Bolivie Trekking en Cordillère Royale, Bolivie Randonnée Cordillère Royale, Bolivie Nous atteignons notre camp de base vers 17h, au bord de la Laguna Chiar Khota (4,700m), au pied de la raison de notre venue, le Condoriri.   Laguna Chiar Khota – Cordillère Royale – Bolivie Nous montons la tente, mangeons, et nous couchons vers 20h.   Campement trekking Condoriri Bolivie 1h00, le réveil sonne. Il doit faire -10 degrés, la tente est congelée à cause de la condensation qui a gelé. Il faut se faire une violence bien particulière pour parvenir à sortir de son duvet chaud, avec comme motivation une ascension de nuit de près de 1000m de dénivelé, dans le froid et l’obscurité… Bref, on repousse le réveil!   1h30. Branle-bas de combat. On s’équipe et on démarre. Nous partons à 2h15. On ne sait pas où on va, en tout cas pas précisément.   3h30. Passage difficile en roche (nous n’avons pas trouvé le chemin…). Besoin d’escalader. Ma lampe frontale me lâche. Je suis furieux et inquiet. Les...

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Bolivie : baptême du feu dans l’altiplano
Nov09

Bolivie : baptême du feu dans l’altiplano

    Par Olivier Tibi, guide pour Terra Andina Bolivia, en 2002           Eh bien voilà, une bonne chose de faite : je viens de terminer mon premier circuit comme guide Terra Andina. Je suis heureux comme un lama sur son altiplano, mes yeux pétillent, j’ai la peau cramée. Et dire qu’il y a quelques mois à peine je me morfondais en Bourgogne, rêvant d’aventure …   Nous sommes le jeudi 30 Mai 2002. Je monte dans mon fidèle destroyer blanc, le Land Cruiser modèle 3F qui avoisine les 260.000 Km, une monture encore peu apprivoisée par mes petites mains. Son nom : la Salsa. Pourquoi ? Parce qu’elle danse sans arrêt dans les virages et chauffe davantage qu’une “mulata” des caraïbes se trémoussant dans la chaleur humide. Nous partons à deux voitures, les galeries chargées du matériel de nos sept clients. Le deuxième chauffeur, c’est mon compagnon de voyage : Martin. Comment vous décrire Martin ? Un homme d’une quarantaine d’années, basané par le soleil et laissant apparaître une jolie dentition toute dorée lorsqu’il me lance ses sourires quotidiens. C’est une bête d’aventure, un marin des temps modernes, un croisé Mac Gyver et Huggy les bons tuyaux. Il connaît la Bolivie comme sa poche. Il est un peu plus de 9h du matin, le chemin pour le Salar d’Uyuni s’offre à nous. La route est belle, l’asphalte siffle sous nos pneus tout crantés. A bord, l’ambiance est plutôt silencieuse malgré un fond musical typiquement andin. Mes clients auraient-ils de mauvaises pensées ? Non, me dis-je ! Il est vrai que je ne suis encore qu’un petit Jedi mais j’ai le bon côté de la lune avec moi. Nous filons droit sur Patacamaya et nous arrêtons pour une pause déjeuner au lieu-dit Challapata, petite bourgade de l’Altiplano qui transpire la pauvreté et baigne dans la poussière. Au menu, lama séché, chuño (pomme de terre déshydratée), maïs et comme dessert, une petite crème maison. Le restaurant n’est autre qu’une salle des fêtes improbable dans laquelle nous pénétrons sur un air du grand et merveilleux Enrique Iglesias : « Quiero ser tu heroe ». L’ambiance n’est pas terrible. Mes clients sont des montagnards du CAF (Club Alpin Français), postiers, électriciens, profs ou cuisiniers chez Sodexo, tous divorcés ou vieux garçons rustres. Nous reprenons la route. Le bitume laisse la place à une bonne vieille piste grisâtre, poussiéreuse et criblée de nids de poules. L’aventure commence, il fait chaud dans le 4×4, la climatisation devait être en option… Nous longeons une chaîne de montagnes presque inaccessible à pied, laissant derrière nous la Grande et Belle Cordillère Royale, d’un blanc immaculé. Après trois heures de sable, cailloux, quelques...

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