Virginie Roé

La Péninsule du Yucatan vue de l’intérieur
Sep05

La Péninsule du Yucatan vue de l’intérieur

Yucatan Inside             Carnet de voyage au Yucatan par Corentin, logisticien chez Terra Maya.                   Cancún, ses hôtels de luxe et ses plages, le petit paradis d’Holbox, la majestueuse Chichen Itzá, etc. Autant de destinations mondialement connues et reconnues qui attirent chaque année les touristes du monde entier.   Mais la péninsule du Yucatan a bien d’autres choses à offrir : petits cenotes intimistes perdus au bout d’une piste, savoir-faire artisanal hors du commun, sources d’eau douce paradisiaques dans la mangrove, histoires de la Guerre des Castes à écouter de la bouche des anciens du village, etc. Autant de petites perles disséminées dans cette grande plaine recouverte d’une forêt luxuriante, le plus difficile restant … de les découvrir.   Et pour ce faire, rien de tel qu’un bon vieux road trip. Nous sommes donc partis en voiture avec Adelind pendant une semaine de repérage. Appareils photos et caméra chargés, calepins, hamacs dans le coffre toujours prêts à dépanner en cas de pépin (qui est déjà tombé en panne au milieu de la jungle saura de quoi je parle), anti-moustique, crème solaire et chapeaux de paille obligatoires. On fait le plein et c’est parti!         Première étape: Yokdzonoot, dans le cenote du village où il fait toujours bon piquer une tête au milieu des énormes racines des arbres en surplomb. Tout en observant la multitude d’oiseaux Tho qui volent au dessus de nos têtes en chassant les insectes.     On en profite pour manger des panuchos dans l’excellent restaurant de la coopérative. Puis, on reprend la route pour arriver au cenote Chooj-Ha, le plus impressionnant que je connaisse. José nous y accueille, fusil à la main (il nous jure qu’il ne chasse pas les touristes, nous voilà rassurés).   La pluie torrentielle fulgurante dont le Yucatan a le secret nous force à nous abriter sous un petit toit de palme. Cela nous donne le temps de discuter avec ce personnage haut en couleur. Nous sommes même invités à la chasse. La prochaine fois, nous n’y manquerons pas ! Il nous dit également qu’un Alux (sorte de lutin habitant le lieu, dans la cosmovision maya) habite dans un des recoins de la grotte… Espérons qu’il soit accueillant!     La pluie se dissipe enfin et nous entrons dans le cenote par un grand escalier en bois. Totalement sous-terrain, on reste bouche-bée devant l’eau bleue turquoise. Les énormes colonnes de stalactites se jettent du plafond jusqu’au fond du cenote. Cela donne l’impression d’une cathédrale gothique qu’on aurait enterrée là, au milieu de la forêt. Les...

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Mexique : sur la trace du sisal au Yucatán
Jan12

Mexique : sur la trace du sisal au Yucatán

              Par Fernanda Río, coordinatrice logistique chez Terra Maya                   Un mois tout juste après mon arrivée chez Terra Maya, nous voici partis avec l’équipe pour une journée de reco dans les environs de Mérida.   L’occasion est parfaite pour (re)découvrir la beauté et la richesse de ma chère région. ¡ Orgullo Yucateco !  Mais aussi et surtout de revivre l’histoire des haciendas et du Sisal, étroitement liée à celle de la péninsule.   Le Yucatán représente pour moi un trait d’union entre culture ancestrale et modernité, une richesse architecturale héritée de ces anciennes haciendas qui côtoient les sites mayas. De petits villages où les habitants nous accueillent à bras ouverts.   Notre journée d’aventure commence ainsi… Nous partons de bon matin vers le Sud Est de la péninsule, avec une première étape sur le marché de Uman.     Uman est une petite ville en bordure de Mérida, au cœur de l’État du Yucatán. Son marché central nous embarque dans un mélange de couleurs vives et d’odeurs, avec ses fruits, sa nourriture traditionnelle (en général bien pimentée). Il a beau être tôt, on ne pourra s’empêcher de reprendre un p’tit déj pour continuer notre voyage. Tradition oblige, on ne dit pas non à des Panuchos…     Nouvelle halte à l’Hacienda Yaxcopoil (“lieu des peupliers verts” en maya). Aujourd’hui en ruine, c’était à l’époque une des plus importantes de la région avec 11000 hectares. Une partie a été reconvertie en musée. La maison principale où vivait le Capataz est toujours remplie des meubles européens d’époque. Au milieu des bâtiments en ruine, la salle des machines est étonnamment bien conservée. Le solide moteur allemand aura travaillé vaillamment jusqu’en 1984 pour défibriliser l’henequén ou sisal, que l’on surnomme l’or vert du Yucatán.       Nous continuons notre route vers le Sud avec l’Hacienda Temozon, ses grands jardins et son architecture traditionnelle. Je la découvre pour la première fois.   En langue maya, Temozon signifie “le lieu du moulin”. Elle fait partie du Camino Real entre Campeche et Mérida, où se trouvaient les Haciendas de Sisal les plus importantes de la région. L’hacienda a été restaurée en 1995 et convertie en hôtel de luxe. 37 hectares, 28 chambres, un cenote Hol-Be… un petit bout de paradis.   La salle des machines est encore plus impressionnante qu’à Yaxopoil. Notre hôte nous apprendra que tout le matériel pour les chevaux était spécialement importé de France et signé Hermès… on peut dire que les grands propriétaires terriens ne vivaient pas dans le besoin.         Il est midi passé, la...

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