Virginie Roé

Colombie : île Gorgona, de l’enfer au paradis !
Aug22

Colombie : île Gorgona, de l’enfer au paradis !

Carnet de voyage sur l’île Gorgona Texte et photos d’Anne-Laure, conceptrice voyages chez Terra Colombia.     Non, cet article ne sera pas un cours de religion, mais bien un récit de voyage sur l’Île Gorgona. Cette petite île colombienne au large du Pacifique découverte en 1524, ne fait que 9 kms de long et 2,5 kms de large. A 1h30 en bateau de la côte, ce petit bijou reste accessible bien que peu exploré. Gorgona étant un parc naturel protégé, sa faune et sa flore sont étonnamment riches.     G comme Gardienne Par le passé, Gorgona était le lieu de garde des prisonniers les plus dangereux du pays. De 1960 à 1984, une prison était en service sur l’ile. Loin du continent, elle permettait l’isolement des prisonniers et les empêchait de s’échapper.   Sa capacité de 800 à 900 personnes n’était souvent pas respectée : il y a eu près de 2 300 prisonniers et les conditions y étaient très rudes. Les prisonniers qui n’étaient pas dociles étaient enfermés dans des petites cellules et punis à coups de seaux d’eau toutes les heures.   Quant aux plus sages, ils étaient autorisés à sortir la journée et avaient des tâches assignées pour l’entretien de la plage, par exemple.   Avec le temps, la jungle a peu à peu envahi la prison, les surfaces se sont recouvertes de mousse, le sol est devenu boueux et les racines des arbres se sont logées dans certaines pièces.   Malgré cela, on peut encore bien s’imaginer la vie des prisonniers dans les différentes pièces : le dortoir, la salle à manger, les toilettes, la boulangerie, la laverie…     O comme Observation des baleines Gorgona est un des meilleurs spots sur la côte Pacifique pour observer les baleines. Depuis le restaurant, la plage, la lancha ou le bateau de plongée, les opportunités d’en apercevoir ne manquent pas. Ce qui compte, c’est la saison : de juillet à octobre, et même jusqu’à décembre bien qu’elles soient moins nombreuses en fin d’année.   Les baleines font un long voyage en migrant de la pointe sud de l’Amerique latine jusqu’en Colombie.   Pendant la saison propice, les baleines restent souvent proches de la côte ce qui rend leur observation plus facile. Elles peuvent rester jusqu’à 30 minutes sous l’eau, mais ont ensuite besoin de sortir pour respirer. Elles sortent aussi de l’eau pour se laver et enlever les parasites de leur peau.   Il arrive aussi qu’elles restent à la surface lorsqu’elles allaitent leurs petits.   Les balaineaux pesant environ 1 tonne, le corps massif des baleines adultes sortant de l’eau ne passent pas inaperçus, et...

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Port Stephens Australie : un désert au bord de l’eau
Feb16

Port Stephens Australie : un désert au bord de l’eau

Carnet de voyage à Port Stephens, Australie A 2 heures de Sydney se trouve un lieu aux mille paysages. Port Stephens est un kaléidoscope, une composition de sable, de dunes, de montagnes, de forêts tropicales, de baies, de plages…   Un point de rencontre pour les passionnés en tout genre : sports nautiques, mécaniques, de glisse, de randonnées, surf, voile, 4×4… amateurs de faune, flore… La liste est « too much » et bien non. L’inventaire, lui, par contre, en serait indigeste.   Alors je tire au sort 3 mots en relation avec cette baie naturelle, juste 3 mots pour définir ce lieu, frustrant tant il y a à dire … Mais je me lance ! Désert Port Stephens possède la plus grande étendue de dunes de sables d’Australie. Le sable y est pur et donne matière à bien des découvertes, et bien des sensations. Les dunes de sable de Stockton Bight (territoire aborigène du Worimi), à proximité d’Anna Bay, sont le point de départ de chevauchées mécaniques en quad, buggy, 4×4 ou en méharées à dos de dromadaires… Le sable s’amuse avec ses hôtes, il glisse sous nos pas, ceux des pieds des monobosse, ou sous les gommes des véhicules tout terrain.     Il vous suffit de choisir votre camp : la maîtrise et le contrôle de votre engin ou cette sensation d’échappement, de cette glisse qui grise, pour un petit grain de folie sur un tapis de silice.   Colline Pour appréhender la géographie des lieux, rien de mieux que de se lancer dans une petite randonnée. Celle-ci nous mène au sommet à Tomaree Headland.     Un fois arrivé, la vue vous redonne le souffle pour un grand «Whouah!»   Vous mesurez toute la grandeur du site.   Le parc national de Tomaree offre une nature intacte, accessible pour les amateurs de randonnées et davantage. Eau Elle est omniprésente, la baie de Port Stephens a de la matière avec ses 26 plages, ces lacs tranquilles. Ce terrain de jeu immense se conjugue avec : surf, pêche, kayak, bateau, croisière, plongée, nage avec les dauphins…Et rencontres insolites!       En hiver, les eaux au large de Port Stephens sont l’un des meilleurs sites d’Australie pour observer la migration des baleines à bosse.   Et si la faune aquatique ne vous suffit pas, rendez-vous à Tilligerry Habitat pour y voir des koalas, oiseaux, reptiles… évoluant dans leur milieu naturel, sur plus de 9 hectares.   3 mots, juste 3 mots … Pas simple de tailler le portrait de P.Stephens. Allez, un 4 ème mot en guise de bonus : Carpe Diem… Port Stephens est une invitation à la détente, au...

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Mexique : Basse Californie, désert entre deux mers
Dec13

Mexique : Basse Californie, désert entre deux mers

            Carnet de voyage en Basse Californie, texte et photos de Sophie, conseillère voyages chez Terra Maya.                   La péninsule de Basse Californie au nord-ouest du Mexique, est une véritable langue de désert entre le Pacifique et la mer de Cortés.     La région est totalement différente du reste du Mexique. Elle est à la fois désertique et montagneuse, avec des paysages de cactus à perte de vue. La roche volcanique plongeant dans la mer turquoise est à couper le souffle !     En arrivant à la Paz, on découvre une chaleur bien différente de celle du Yucatán. L’air n’est pas humide, le vent chaud de la mer vous caresse et vous invite à partir à la découverte de cette terre inconnue.   La Paz est la capitale de la Basse Californie Sud (Mexicali étant la capitale de la Basse Californie Nord). Il s’agit d’une petite capitale (pour le Mexique), soit environ 280 000 habitants, où il fait bon vivre. L’ensemble de la ville semble tourné vers la mer, Mer de Cortés, baptisée « Aquarium du monde » par Jacques Cousteau qui a passé de nombreuses années dans cette région du Mexique.   Très vite, on comprend pourquoi la Mer de Cortés mérite pleinement ce surnom qui lui a été donné par le célèbre commandant au bonnet rouge. Les embarcations partent directement de la plage du malecón (digue) et au bout de quelques minutes seulement, on découvre les premières tortues, requins baleines et raies qui évoluent en liberté. En s’approchant de l’île Espiritu Santo, on entend au loin le cri de lions de mer. Petit à petit on distingue leurs centaines de silhouettes affalées sur les rochers. Les petits s’amusent à se jeter dans l’eau, sous le regard fatigué des plus gros. Les adultes ne sont pas joueurs (certainement trop occupés à digérer !), en revanche leur progéniture s’amusera volontiers sous l’eau avec vous !       Autre étape magique de la Basse Californie sud : Todos Santos. Petite ville d’artistes, paisible, au bord de l’Océan Pacifique. Il y fait bon vivre, le climat est agréablement rafraîchi par le vent de l’Océan. On y vient pour faire du surf ou du cheval au coucher du soleil, de la marche ou du kayak (sur le lac la Poza). L’hôtel incontournable de cette cité tranquille est bien entendu L’hôtel California, rendu très célèbre par le groupe Eagles, qui s’en est inspiré pour écrire la chanson du même nom.       Cap vers le Nord, pour découvrir le petit port de pêcheurs de Loreto. Préparez-vous à voir de véritables paysages...

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Playa Nicuesa : voyage au Sud du Costa Rica
Oct21

Playa Nicuesa : voyage au Sud du Costa Rica

          Carnet de voyage au Costa Rica par Barbara, conceptrice voyages chez Terra Caribea.                     Le bout du monde, ou l’inconnu, désert, différent, exotique. Une nouvelle expérience à part entière !     Départ pour rejoindre le Golfo Dulce, situé dans l’extrême Sud du Costa Rica, synonyme de dépaysement total pour moi qui ne connais pas cette partie du pays. On décolle tôt le matin et après 45 minutes de vol au dessus de la vallée centrale puis de la cordillère de Talamanca, quelles merveilles ! – nous arrivons à Puerto Jimenez où nous sommes attendus.     Nous nous rendons au petit port du village, d’où nous embarquons sur un petit bateau à moteur (lancha en espagnol) pour se rendre de l’autre côté du Golf.   L’arrivée nous donne un avant-goût de ce qui nous attend : une passerelle qui s’enfonce dans la jungle, des jus de fruits naturels de bienvenue… En s’avançant un peu, nous découvrons l’hôtel tout en bois qui se fond parfaitement dans son environnement. Immersion totale dans la jungle, déconnection en perspective !     Le Nicuesa Lodge prône l’écotourisme et la convivialité et c’est ce qui nous plaît aussi à Terra Caribea. L’hôtel prend le temps de sensibiliser les jeunes du village de Puerto Jimenez sur l’écotourisme, recyclage, ramassage des déchets … Et comme à la maison, nous devons enlever nos chaussures pour monter à l’étage – pas de problème, le sol est très propre ! – nous prenons tous nos repas à la même table, etc.     Et si l’hôtel est durable et convivial, c’est aussi grâce au personnel, aux petits soins, sensibilisé aux problématiques socio-environnementales de Puerto Jimenez.   Les chambres, au milieu de la jungle, sont peut-être la meilleure partie de l’hôtel : rien de mieux que de dormir avec les bruits de la jungle pour une sensation de bout du monde garantie !     Notre séjour a été divisé entre activités incluses et temps libre.   Nous n’avons pas eu besoin d’affronter un ours – ou un jaguar – à mains nues pour nous sentir au bout du monde. Lors d’un tour en bateau dans le Golfo Dulce, nous avons eu la chance d’apercevoir une baleine et son baleineau ! S’en sont suivis un petit-déjeuner mémorable sur une plage déserte, dans un cadre paradisiaque et du snorkeling au milieu des étoiles de mer, de poissons colorés – dont je n’ai pas retenu tous les noms, et des coraux ! Matinée de rêve, mais sportive, malgré les apparences, car il y avait beaucoup de courant !       Pendant notre temps libre, difficile de choisir :...

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Australie : Queensland, terre royale !
Feb23

Australie : Queensland, terre royale !

              Récit et photos de Catherine, Christophe et Esteban, en mode reco et montage de Terra Australia.                   Petit flash back… Notre reconnaissance du pays a commencé au printemps 2014, (enfin pour les lecteurs de l’hémisphère Nord…Pour ceux du Sud cette odyssée a commencé à l’automne austral).   Pour jeter un coup d’oeil aux deux précédentes étapes de notre carnet de voyage, c’est par ici :  Nouvelles Galles, Sydney, Victoria & Melbourne , South Australia, Great Ocean Road, Adelaïde, Outback, Uluru & Top End.   Les Etats Australiens sont ratissés … Nous visitons, découvrons, imaginons, pensons à la création des voyages à construire pour nos futurs clients voyageurs. La palette est large, les déclinaisons nombreuses, les angles d’approches à prévoir aussi. Nous sommes des designers du voyage alliant une vision créative à une réalisation technique, appelée dans notre jargon : la  logistique. Bref, la découverte ne se limite pas à des « visites », nous sommes en ce que nous nommons MODE RECO !   Notre découverte de ce pays continent se poursuit ici au Queensland.     La région est mythique, elle arbore fièrement un site phare visible depuis l’espace : la grande barrière de Corail ! Après 3 heures de vol depuis Sydney nous arrivons à Cairns. Nos bagages sont plus légers que nos premières reconnaissances, nous avons mis de côté nos doudounes et pulls…la zone est tropicale.     Cairns dégage une atmosphère décontractée, la ville a été conçue pour le bien être de sa population. Au départ, elle avait un handicap, celui d’une ville sans plage aux abords vaseux, mais aujourd’hui sa marina et son lagon artificiel sont une réussite ! La ville porte en elle l’ouverture vers la grande barrière de corail. Nous ressentons  un esprit de détente ici, les gens sont plutôt bien dans leurs tongs.   Le farniente a du bon mais il nous faut connaître les sésames pour découvrir la grande barrière. Il nous faut rencontrer les différents acteurs pour les expéditions au cœur du Queensland, les centres de plongée, les guides, les hôtels… bref, toute cette matière pour monter un voyage bien huilé.   Si vous n’avez pas le temps de vous prêter à une découverte par le biais d’une croisière de quelques jours, il existe des îles facilement accessibles à la journée pour profiter des fonds marins et de la grande bleue.   La grande barrière est un jardin marin, avec sa végétation et sa faune aquatique, pas besoin d’être un plongeur émérite pour y accéder, rien qu’avec un masque et un tuba la magie opère déjà…     La région...

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