Jules Tusseau

Bolivie, ascension du Condoriri
Jan29

Bolivie, ascension du Condoriri

  Par Jules Tusseau, Terra Andina Bolivia       Le récit qui suit raconte une expérience de reco un peu particulière dans le sens où nous décidons de partir sans guide ni porteur. Les photos qui illustrent le récit sont biaisées. Elles ont été prises à la redescente, puisque la montée se fait de nuit !   Topo de la Cabeza del Condoriri:   Le parcours de l’ascension – Condoriri, Bolivie Avec mon grand pote d’ici, Benjamin, glaciologue pour l’IRD, l’Institut pour la Recherche et le Développement, nous nous sommes attelés à l’ascension de la Cabeza del Condoriri (la tête du Condor), surnommée ainsi par les Boliviens Aymaras en raison de sa forme. Ce sommet est l’un des plus beaux de la Cordillère Royale, et bien qu’il ne soit pas si haut (5,648m seulement…!) il est relativement technique.   Nous avons donc mis les voiles de La Paz samedi vers 11h après avoir bien checké le matériel (si tu oublies quelque chose, tu ne montes pas, ton matériel c’est ta vie). Après 3 heures de transport nous arrivons à Tuni, petit village de Cordillère situé à 4,400m d’altitude, plus de lamas que d’humains, point de départ de notre marche d’approche.   Village de Tuni, sous la face Ouest du Huayna Potosi Nous nous mettons en route pour 3 heures de marche à travers l’Altiplano, royaume des lagunes, des plaines peuplées de camélidés intrigués par notre présence, et des montagnes imposantes et majestueuses, intimidantes mais séduisantes.   Marche d’approche – Trekking Cordillère Royale, Bolivie Marche d’approche – Trek dans la Cordillère Royale, Bolivie Randonnée dans la Cordillère Royale, Bolivie Trekking en Cordillère Royale, Bolivie Randonnée Cordillère Royale, Bolivie Nous atteignons notre camp de base vers 17h, au bord de la Laguna Chiar Khota (4,700m), au pied de la raison de notre venue, le Condoriri.   Laguna Chiar Khota – Cordillère Royale – Bolivie Nous montons la tente, mangeons, et nous couchons vers 20h.   Campement trekking Condoriri Bolivie 1h00, le réveil sonne. Il doit faire -10 degrés, la tente est congelée à cause de la condensation qui a gelé. Il faut se faire une violence bien particulière pour parvenir à sortir de son duvet chaud, avec comme motivation une ascension de nuit de près de 1000m de dénivelé, dans le froid et l’obscurité… Bref, on repousse le réveil!   1h30. Branle-bas de combat. On s’équipe et on démarre. Nous partons à 2h15. On ne sait pas où on va, en tout cas pas précisément.   3h30. Passage difficile en roche (nous n’avons pas trouvé le chemin…). Besoin d’escalader. Ma lampe frontale me lâche. Je suis furieux et inquiet. Les...

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Pérou : voir Huayhuash et mourir ?
Oct28

Pérou : voir Huayhuash et mourir ?

      Par Thibault Jeannin & Fabrice Pawlak, en 2008         Nous voici, enfin, presque trop tard, à Huaraz, capitale des Andes, Chamonix sud-américain.   Nous sommes au mois d’octobre, entre deux saisons : fin de la bonne ou début de la mauvaise ? Tout dépend de la chance, comme un tirage à pile ou face, ou comme une paire de 2 contre As-4 au poker.   Le premier jour, nous nous sommes bien levés à 6h du matin malgré le petit détour, la veille au soir, par la “rue de la soif” de Huaraz.   Plutôt branchée pour une bourgade des Andes … plutôt difficile comme lever.   Comme un mauvais signe, pluie battante et ciel couvert nous attendent à peine avons nous fini le petit-déjeuner.   Nous décidons de décaler au lendemain notre départ pour le trek de Huayhuash, histoire d’aller vérifier la météo sur Internet avant de nous engager dans une belle galère potentielle.   Pour ne pas perdre notre temps, nous en profitons pour aller au site pré-inca de Chavin, à quatre heures de route. A mi-chemin, nous ferons demi-tour , confrontés à la neige et à un éboulement de terrain sur la route.   Jusqu’ici, tout s’était bien passé pour cette mission de Terra Secreta, la nouvelle cellule de Terra Cordillera.   Nous venons ici pour découvrir la cordillère Huayhuash. Déjà le nom est attirant. Sûrement du Quechua. Nous demandons la signification de Huayhuash à différents locaux (on posera même de nouveau la question au hameau de Huayhuash quelques jours plus tard), personne ne la connaît vraiment. Éventuellement le nom d’un animal du temps des Incas qui aurait disparu… (quelque part un truc entre le raton laveur et le lapin).   Que savons-nous de la cordillère Huayhuash ?   Méconnue, voire inconnue, cette cordillère souffre de la proximité de sa célébrissime grande sœur cordillère Blanche et de ses joyaux mondialement connus (Huascaran, Alpamayo).   On la dit somptueuse et les spécialistes andins affirment qu’elle abrite le plus beau trek du Pérou, donc le plus beau trek sud-américain ? L’un des plus beaux treks du monde, sans le dire ?   Car au Pérou, tout de même, d’autres massifs ont placé la barre très haut : cordillère Blanche et le tour de l’Alpamayo, cordillère Vilcanota et le tour de l’Ausangate, les cordillères Vilcabamba, Urubamba, Carabaya autour des sites incas du Machu Picchu, de Pisac, de Choquequirao.   Mais les rumeurs sont persistantes, et le ton définitif : la cordillère Huayhuash est la plus belle de toutes, comme le vrai prodige de la famille, enfin sorti de l’ombre de ses prestigieux aînés.     Jour...

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