Argentine

A la découverte du Far West argentin
Jun28

A la découverte du Far West argentin

    Deux conceptrices voyage de l’agence Terra Argentina, Emilie et Magali, ont été exilées de leur très chère Patagonie pour aller explorer le Nord-ouest du pays durant 10 jours.   Objectif : dénicher les « pépites » de la région.   Lieu de recherche : Salta La Linda et alentours.   Monture : une superbe Fiat Palio décorée avec goût.   Revenues de leur exploration, en chair et en os, nos deux amazones Made in Terra, nous rapportent leur récit d’aventure.     CARTE D’EXPEDITION :   Etapes : Salta – Purmamarca – Iruya – Chicoana – Cachi – Molinos – Cafayate – Salta     En selle camarades !   Guidées par le soleil, nous chevauchons durant 9 jours des contrées aux montagnes colorées, parfois irréelles, des vignes à perte de vue, des chemins poussiéreux et sinueux. Nous traversons des villages réputés pour leur artisanat, souvent empreint d’influences boliviennes comme des villages historiques en adobe ou blanchis à la chaux.   Nous partons donc cheveux au vent, toujours en quête de ces fameuses “pépites” qui ne tarderont pas à se mettre en travers de notre chemin.   La gazette du jour présente les 10 “immanquables” de notre expédition dans le Nord-Ouest argentin.   #1 Loger dans une cabaña en adobe sur les hauts de Purmamarca Purmamarca, village connu des voyageurs pour son marché central rempli d’étals colorés où le chausson imprimé d’un superbe lama côtoie sans souci le service à apéritif en forme de cactus. En s’écartant de cet amas d’objets insolites, attirées par des cris joyeux d’enfants, nous voilà en train d’admirer une partie de football entourée de montagnes aux couleurs fabuleuses.   Continuant sur ce chemin, nous arrivons à Los Colorados, un complexe de cabañas fait en adobe, typiques de la région et surplombant le village. Nous sommes bien immergées dans “la onda” du lieu.     #2 S’aventurer jusqu’à Iruya “Après la maison rouge, tournez à droite et après.. vive l’aventure!” nous susurre un condor à l’oreille. Vamos! C’est après pas moins de 3h de route sinueuse, 7 rivières traversées sans encombre et quelques autels de prière, que nous arrivons au village d’Iruya, au cœur d’une vallée fertile. Escortées par les enfants sortant de l’école, nous montons la rue principale jusqu’au point culminant du village. Quel plaisir d’admirer la vie reculée de ces habitants!     #3 Prendre de l’altitude au mirador Hornocal Envie de prendre de la hauteur? À partir du village d’Humahuaca, une route serpente durant une heure jusqu’au promontoire s’élevant à quelques 4750 mètres d’altitude. Après avoir repris nos esprits et mis notre poncho de rigueur, quel émerveillement devant cette montagne aux mille couleurs ! Une vague de folie...

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Sur les traces des Guaranis à Misiones et Iguazu
Feb07

Sur les traces des Guaranis à Misiones et Iguazu

            Carnet de voyage à Iguazu, Misiones et Corrientes, en Argentine, par Emilie Pinel, conceptrice voyages chez Terra Argentina.                   Au Nord-Est de l’Argentine, les voyageurs iront certainement visiter les magnifiques Chutes d’Iguazu. Cependant, peu d’entre eux s’aventurent dans le reste de la région appelée « Mésopotamie Argentine », et pourtant c’est passer à côté de belles rencontres avec les locaux, d’une nature exubérante, et d’un patrimoine historique important.     La Nature La province de Misiones, c’est avant tout des pistes ocres qui s’enfoncent dans une jungle subtropicale abondante. Cette végétation est un véritable refuge pour la faune locale : coatis, jaguaretes, toucans, tapirs et une multitude d’oiseaux colorés… Je ne compte plus le nombre d’ animaux que j’ai pu observer !         Dans ce décor de rêve, plusieurs chutes d’eau sont impressionnantes comme celle de Moconá, une faille sur le fleuve Uruguay, entre l’Argentine et le Brésil, visible uniquement en zodiac.     Un peu plus au Sud, à Corrientes, ce sont les marais d’Esteros del Ibera qui me permettent d’observer de très près des Yacarés (caïmans) et des Carpinchos (plus gros rongeur au monde).       Mon coup de coeur: l’hôtel « nature » Puerto Valle Lodge     Terre de cultures De cette terre rouge est née une des passions argentines, pas celle du tango ni du football mais celle du mate (prononcer maté), symbole de convivialité dans toute l’Argentine. La consommation de cette plante est une véritable addiction ! La région de Misiones est le cœur de la production de la yerba mate en Argentine. Sur les chemins rouges, je croise les camions remplis de yerba fraîchement récoltée. Je vous recommande vivement la visite d’une coopérative de mate. Vous pourrez découvrir la production de cette plante, vivre ce rituel argentin et comprendre les enjeux sociopolitiques de la yerba mate (et non des moindres !)       La yerba mate n’est pas la seule plante à avoir du succès dans la région, les plantations rectilignes de thé habillent les collines de la région. Et vous ne passerez pas à côté des très hauts eucalyptus, l’une des ressources principales de ce coin de l’Argentine.   Coup de cœur: un lodge « nature & culture »:  Surucua Lodge   Patrimoine Historique Les Ruines jésuites de San Ignacio sont les plus connues et les plus impressionnantes de la région. Classées par l’UNESCO, la façade de l’église rouge a gardé toute sa splendeur. C’est une visite historique mais également cultuelle. Une grande partie de la visite est dédiée aux traditions des Indiens Guaranis.     Guaranis, Gauchos, et immigrés Les Guaranis sont un...

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Sur la route des pionniers en Patagonie argentine
Jul19

Sur la route des pionniers en Patagonie argentine

              Récit de voyage et photos de Désirée Maillard-Salins, conceptrice voyages chez Terra Argentina.                   La province de Santa Cruz à l’extrême sud de la Patagonie, protégée de la pluie par les Andes, déroule ses vastes plaines arides et sèches, un désert froid battu par les vents.   Beaucoup de légendes ont été tissées autour de la Patagonie, les pionniers en quête d’espaces vierges et de nouvelles aventures sont partis vers cette terre qui met pourtant à rude épreuve les chances de survie de l’homme. Un siècle plus tard, voir des hommes à cheval encadrant les troupeaux fait toujours pleinement partie du paysage rural argentin. Visiter les estancias de la Patagonie nous révèle donc un peu de l’histoire de cette terre australe.   En route vers ces estancias qui partagent leur histoire.   Avec mes compagnons de voyage, nous quittons El Calafate sur une route de piste pour rejoindre l’Estancia Nibepo Aike en plein cœur du fameux parc national Los Glaciares.     Le croate Santiago Peso arrive en Argentine au début du 20ème siècle et s’installe sur ces terres au sud du Lac Argentino pour se dédier à l’élevage de moutons. Il meurt jeune, atteint d’une tuberculose, laissant l’Estancia à la charge de sa femme et leurs trois filles. C’est aujourd’hui un des petits-fils des fondateurs, Adolfo, qui gère l’Estancia, son activité étant aujourd’hui principalement bovine et touristique.   Bien qu’ouverte aux touristes, l’Estancia est encore en fonctionnement (bergerie et exploitation bovine) et a conservé son style patagonique. On peut y passer une journée ou alors s’immerger dans son ambiance et son cadre naturel exceptionnel pendant quelques jours.     Tout est mis en œuvre pour que les visiteurs comme les hôtes soient confortablement installés (l’estancia dispose de 10 chambres) et puissent profiter du contact avec la nature tout en se reposant.     C’est ainsi que les Gauchos, les fameux gardiens de troupeaux argentins, nous font partager les grands moments de leur quotidien : les travaux de la ferme avec les moutons et les vaches, on pourra même assister à une démonstration de tonte de moutons.     Le plus impressionnant reste le cadre, entre lac et cordillère des Andes. Nous partons à cheval vers la cordillère avec l’un des gauchos de l’Estancia afin de s’immerger dans la nature.     L’expérience est magique pour notre petit groupe, le paysage dévoile son immensité et nous fait oublier rapidement le climat frais de la steppe patagonique.     L’estancia propose des randonnées à cheval sur la journée et également une randonnée de 5 jours dans les...

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Argentine – Chili : rallye de voitures anciennes
May02

Argentine – Chili : rallye de voitures anciennes

        Texte et photos de Sébastien Rodrigues et Karen Abry – concepteurs voyages chez  Terra Chile & Terra Argentina-, Jacquie Aguirre – gérante Terra Argentina-, et Antoine Dekyvère – ex-gérant Terra Argentina et fondateur de Terra Nicaragua.                 Jour 1 : Rencontre (Sébastien) – Je venais le jour d’avant de revenir de reconnaissance en Patagonie dans le parc Torres del Paine avec mon collègue Ariel et me revoilà le jour d’après sur la route en direction de Santiago pour le repérage d’un évènement majeur, si ce n’est le plus exceptionnel jamais organisé par les équipes Terra Chile et Terra Argentina :  un rallye de voitures anciennes des années 1940-1950 sur les plus belles routes du Chili et d’Argentine, qui aura lieu fin septembre 2017.     Une fois arrivé à l’aéroport, je rencontre donc Bruno, organisateur de cet évènement exceptionnel, et Antoine, ancien gérant de l´agence d´Argentine qui connaît très bien les régions que nous allons traverser. Nos origines belges communes avec Bruno refont vite surface et on s’entend tout de suite très bien. Le temps de faire connaissance autour d’un café à l’aéroport et nous sommes partis en avion en direction d’Antofagasta, ville côtière du Chili située dans le désert d’Atacama.   La ville bénéficie d’un climat sec et il ne pleut donc que très rarement durant l’année. La température hivernale ne descend pas au-dessous de 12°C et l’été, elle ne monte pas au-dessus de 25°C du fait du Courant de Humboldt venant de l’Antarctique. Cette ville a été choisie pour l’acheminement des voitures depuis l’Europe et sera donc le point de départ de ce rallye ayant pour but de faire découvrir les plus beaux paysages du Chili et de l’Argentine à bord de véhicules de collection.   Le point d’intérêt majeur de la ville d’Antofagasta est l’arche de la Portada, un édifice rocheux de 43 m de haut dont  la base est constituée d’andésite noire autour de laquelle sont arrangées des roches sédimentaires maritimes. Ce magnifique édifice de la nature est entouré de falaises également érodées par l’action de l’océan ; elles atteignent la hauteur maximale de 52 m au-dessus de la mer.     Nous nous dirigeons ensuite vers notre hôtel à la rencontre des personnes en charge des évènements afin de voir comment réserver à nos futurs clients un accueil d’exception au Chili avant d’entamer leur longue route vers l’Argentine.   Jour 2 : désert , désert, désert Aujourd’hui, nous empruntons la route en direction de San Pedro de Atacama.   A 215 km au nord-est d’Antofagasta, Calama s’autodéfinit « terre de soleil et de cuivre ». Sa vie agitée de commerce et de loisirs tourne autour...

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L’Argentine vue par Justine
Feb15

L’Argentine vue par Justine

Un portrait par mois, 5 thèmes choisis pour l’amour d’un pays Travailler terra, c’est vivre “là-bas”, éprouver au quotidien le goût de la différence, la vibration de l’altérité. Dis nous Justine, qu’est ce que tu aimes de ta vie en Argentine ? Un lieu Cafayate, village du Nord-Ouest argentin, dans les vallées calchaquies. Je l’ai découvert hors saison, son rythme calme et ses paysages andins représentent totalement la “dolce vita” à la mode argentine, selon moi. Une musique “Todo cambia” de Mercedes Sosa. Mon premier contact avec la musique et le folklore argentin. Des paroles fortes, “tout change”, l’expression qui caractérise si bien l’effervescence et le mouvement permanent de la vie dans le pays Une boisson Le Fernet coca. Très bizarre au début, mais on se fait à ce mélange amer de Fernet Branca (digestif italien) et de la plus célèbre des boissons gazeuses. Comme pour le maté, on a coutume de le partager en buvant tous dans un même grand verre (voire une bouteille coupée en deux). Le foot Je voyageais à travers le pays durant la coupe du monde, j’en garde un souvenir inoubliable : l’ambiance, le contact avec les locaux qui s’enflamment à chaque but. Ici, tout le monde est obligatoirement supporter (“hincha”) d’un club. Moi, c’est le “gimnasia” de La Plata. Le tango Avant de connaître l’Argentine, je suis tombée amoureuse du tango, j’ai pris des cours en France et mon premier voyage était d’ailleurs destiné à perfectionner mes pas. J’ai adoré les milongas de Buenos Aires, les clubs amateurs de tango où la nuit ne termine jamais   Justine, conceptrice voyages chez Terra...

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Argentine : croisière au Cap Horn
Jan18

Argentine : croisière au Cap Horn

            Carnet de bord, photos et vidéos de Justine Schmutz, conceptrice voyages chez Terra Argentina.                   Le voyage de chanceuse Et voilà, un jeudi j’ai laissé les dossiers, les ordinateurs, mes collègues qui tentent de se réchauffer dans le printemps très frais de Patagonie, et je suis partie… cap au sud ! Découvrir lors d’une croisière de 5 jours les fjords et les canaux chiliens, la faune et la flore, et mettre les pieds sur le bout du monde, la Terre de Feu qui nous fait souvent rêver depuis l’Europe.     Plusieurs mois après ce voyage, plein d’images et de rencontres en tête. Et une phrase en leitmotiv : j’ai eu trop de chance !   Avec le temps En  mer ou sur terre, nous avons eu des journées douces et presque sans vent, du soleil austral du matin au soir dans une région réputée pour la rudesse de son climat. Les locaux nous l’ont répété: “ce temps-là c’est exceptionnel, ce n’est pas normal”.   Comme dans ma Bretagne natale, à Punta Arenas le temps change : nous avons pu découvrir la ville sous un mélange de brume et de soleil, et ses maisons de tôle aux couleurs vives, en bord de steppe fouettée par les vents. Comme il ne pleuvait pas, nous avons posé comme des corsaires dans les reproductions grandeur nature des premiers bateaux d’exploration du Détroit de Magellan, construites par le propriétaire du musée Nao Victoria qui borde le détroit.     Surtout, une navigation tranquille, sur les canaux et les fjords, tellement tranquille que nous avons pu, le 29 septembre 2015, débarquer sur le Cap Horn. Moment de jubilation intense en découvrant le monument de granit avec plaque commémorative offert par les Cap-Horniers de Saint Malo, qui se dresse face à l’Antarctique.     Cerise sur le gâteau, une mer d’huile nous a même permis, ce jour-là, de faire le tour du Cap Horn : passage rapide sur la mer de Drake, qui mène à l’Antarctique, pour contempler le Cap depuis la mer. Même par vent de force 2, ça secoue, et on pense aux nombreux marins qui l’ont passé, et à toutes les épaves qui jonchent les fonds marins dans ce passage inter-océanique.     Le soleil nous a accompagné dans la découverte de la Baie Walaía, avec vue sur le glacier Marinelli, sur les îles Tucker pour observer les manchots et les cormorans depuis notre zodiac, et jusqu’au Cap Horn. Lorsque le temps se gâte sur l’île Navarino, dans la Baie Wulaía, les jeux de lumière contrastent le gris des nuages et le blanc...

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