Îles Galapagos : mode d’emploi

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Blog Galapagos by Clara

 

 

 

Par Clara Groison, conseillère voyage chez Terra Andina Ecuador & Terra Galapagos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oh bonheur ! Je suis partie en reconnaissance sur l’archipel des îles enchantées, lesquelles me direz-vous ? Si je vous dis celles qui ont permis à Charles Darwin d’étayer sa théorie sur l’évolution des espèces… Les Galapagos bien sûr. Je ne vais pas vous raconter aujourd’hui ce que j’espère vous aurez le plaisir et la chance de découvrir un jour mais plutôt vous préparer à ce voyage dans ce monde à part où tout est endémique (se dit des espèces propres à un espace délimité).

 

1.    L’odyssée : des îles enchantées cela se mérite !

 

Rejoindre les îles Galapagos et y poser le pied est déjà une petite épopée.

 

A l’aéroport première chose à faire : se rendre au comptoir de l’Ingala pour enregistrer sa visite aux Galapagos, il faudra payer 10 us$ pour le formulaire et le justificatif. Puis j’embarque depuis Quito, escale obligée à Guayaquil pendant 40 minutes. Il suffit d’attendre dans l’avion pendant que certains passagers sortent et d’autres nous rejoignent pour la même (et pas n’importe laquelle) destination finale. Puis l’excitation va crescendo jusqu’à l’arrivée au-dessus des îles quelques minutes avant l’atterrissage, regardez :

 

Arrivée au dessus de Baltra - Galapagos

Arrivée au dessus de Baltra – Galapagos

 

Nous voilà sur l’île de Baltra, montre en main, il y a une heure de moins aux Galapagos qu’en Equateur, sur le continent.

 

Je sors de l’avion, je passe par le service de migration des Galapagos pour le paiement de la taxe (100 us$ par personne) avant de récupérer les bagages. Le guide local attend à la sortie de l’aéroport. Devant l’aéroport, il y a des bus publics de la compagnie aérienne. Il faut mettre les bagages dans les soutes, monter dans le bus pour un trajet court. Une fois arrivée à l’embarcadère, il faudra sortir de nouveau les bagages, les monter sur le bateau pour faire la traversée du canal d’Itabaca entre Baltra et Santa Cruz. Un peu de logistique mais surtout l’occasion d’observer les premiers iguanes marins, lions de mer et frégates…

 

 

Iguane marin endémique de l'archipel - Galapagos

Iguane marin endémique de l’archipel – Galapagos

 

De l’autre côté attendent des picks-up en service privé pour traverser l’île de Santa Cruz pendant 40 minutes jusqu’à la ville de Puerto Ayora.

 

Si vous avez choisi de découvrir les îles en croisière, vous embarquerez depuis Baltra, le port de Santa Cruz ou de San Cristobal (selon l’itinéraire) et après vous n’aurez plus qu’à vous laisser flotter en suivant votre programme bien rempli.

 

Si vous voyagez d’îles en îles (Island Hopping), vous aurez peut-être à rejoindre une autre des quatre îles habitées qui sont Isabela, San Cristobal et Floreana. C’est mon cas, l’aventure continue pour rejoindre l’île Isabela. Rendez-vous au port une demi-heure avant le départ pour que les autorités de l’île contrôlent vos bagages : aucune plante, aucun animal ne doivent être transportés d’une île à l’autre pour préserver les ecosystèmes propres à chaque île. Puis, c’est parti pour deux heures trente de bateau rapide. Le trajet n’est pas un tour de plaisance mais le but est d’arriver à bon port et vite ! Quand la destination est Isabela, il faut payer un bateau-taxi sur place pour faire un mini transfert entre le bateau et le port.

 

Plus qu’à poser son sac et filer faire du snorkeling à Concha y Perla ou se balader sur la belle plage de Puerto Villamil.

 

Plage de Puerto Villamil à Isabela - Galapagos

Plage de Puerto Villamil à Isabela – Galapagos

 

Truc et astuce si vous avez le mal de mer : il est aussi possible de se déplacer entre les îles avec des vols de 30 minutes environ en avionnette de 8 places.

 

2.      Attention animaux dangereux :

 

Bienvenue dans le parc national des Galapagos, ce n’est pas un zoo, mais un espace où cohabitent la population, les visiteurs et les espèces endémiques.

 

La preuve (cherchez l’intrus) :

 

Marché au poisson de Santa Cruz - Galapagos

Marché au poisson de Santa Cruz – Galapagos

 

Pour l’observation de la faune, il y a de très nombreux paramètres et l’on ne peut jamais être sûr à 100% des animaux que l’on verra même si aux Galapagos la probabilité est grande. Soyez sûrs toutefois que vous les verrez de très très près !

 

La preuve sans zoom :

 

Lion de mer - Galapagos

Lion de mer – Galapagos

 

Gardez bien les yeux ouverts, la nature vous réserve des surprises :

 

  • Les  iguanes qui jouent à cache-cache et vous surprendront depuis la roche volcanique avec laquelle ils se confondent.
Iguanes marins à La Lobería à San Cristobal - Galapagos

Iguanes marins à La Lobería à San Cristobal – Galapagos

 

  • Les tortues jouent aux hippopotames en se recouvrant de boue.
Tortue des Galapagos à Santa Cruz - Galapagos

Tortue des Galapagos à Santa Cruz – Galapagos

 

  • Les fous à pattes bleues qui font la sieste et dont on ne voit plus les pattes.
Fou à pattes bleues à Las Tintoreras - Galapagos

Fou à pattes bleues à Las Tintoreras – Galapagos

 

 

  • Les pinsons qui se déguisent, qui est qui ? Il y a treize sous espèces dans l’archipel, je vous laisse deviner…
Pinson de Darwin femelle - Galapagos

Pinson de Darwin femelle – Galapagos

 

  • Les pingouins font leur parade en queue de pie en marchant comme des canards.
Pingouins des Galapagos à Las Tintoreras à Isabela - Galapagos

Pingouins des Galapagos à Las Tintoreras à Isabela – Galapagos

 

  • Les requins qui viennent pour le goûter (Le panneau dit «  Lieu de repos des requins. Ne pas nager ici »).
Requins à pointe blanche - Galapagos

Requins à pointe blanche – Galapagos

 

  • Les lions de mer joueurs qui, très curieux, vous tourneront autour pendant vos baignades.
Lion de mer en mode bronzage - Galapagos

Lion de mer en mode bronzage – Galapagos

 

  • Frégates qui séduisent en faisant les clowns avec non pas un nez mais une gorge rouge.
Frégates mâles - Galapagos

Frégates mâles – Galapagos

 

3.      Ne pas oublier dans sa valise … sinon…

 
– Votre masque et tuba SINON pas moyen d’imiter l’iguane marin aussi à l’aise sur terre qu’en mer (possibilité de les louer sur place).

 

– La crème solaire SINON vous deviendrez rouge comme le crabe des Galapagos.

 

– Les chaussures de marche SINON vos pieds se transformeront en pattes bleues de fou à force de marcher sur la lave.

 

– La caméra Go Pro SINON vous serez trop tentés de mettre votre iphone sous l’eau pour capturer des souvenirs sous-marins.

 

– Le diplôme de natation  et le wet suit SINON vous serez telle une tortue terrestre qui ne va plus jamais dans la mer (possibilité de le louer sur place).

 

– Les lunettes de soleil et le chapeau SINON vous vous transformerez en Cactus Opuntia.

 

 

Cactus Opuntia endémique de l'archipel des Galapagos

Cactus Opuntia endémique de l’archipel des Galapagos

 

Consultez notre page de conseils pratiques pour plus d’informations.

 

4.      Vous ne serez pas Robinson Crusoé mais un apprenti de Darwin

 

Pour notre plus grand confort, pour petits et grands porte-monnaie, les îles habitées sont prêtes à nous accueillir.

 

Cela nous permet de voyager avec toutes les commodités mais cela veut aussi dire que les parties habitées des îles sont moins préservées et que c’est un dilemme permanent entre installation de l’homme et préservation du milieu.
 
Les projets de préservation et de recyclage sont nombreux mais il y a encore beaucoup à faire et cela commence par l’éducation des enfants des Galapagos.

 

Recyclage à Santa Cruz - Galapagos

Recyclage à Santa Cruz – Galapagos

 

Oubliez donc que vous allez arriver tels les premiers mammifères par radeau et seuls au monde, il y a de l’animation sur les îles habitées, autant en profiter en joignant l’agréable à l’utile avec cette idée de cadeau par exemple :

 

Pour ramener un souvenir écologique et bien à l’image des habitants des îles, rendez-vous au petit marché artisanal de Puerto Ayora au stand de confection d’animaux miniatures à base de verre recyclé de l’île. Vous pourrez ramener votre tortue, votre fou à pattes bleues ou encore votre requin marteau couleur naturelle du verre ou teintée couleur bois et en même temps participer au recyclage sur l’île.

 

Et voici quelques-uns de mes sites préférés pour se connecter avec la nature en voyageant en Island Hopping (aller d’île en île) :

 

– Découvrir un monde de lave en faisant l’ascension du volcan Sierra Negra pour observer son cratère puis jusqu’au volcan Chico avec les coulées de lave rouge, noire ou jaune des siècles passés.

 

Lave multicolore sur le volcan Chico à Isabela - Galapagos

Lave multicolore sur le volcan Chico à Isabela – Galapagos

 

– Voir des plages sauvages : à Isabela après la plage du village, longue plage de sable clair pour s’initier au surf ;  à Tortuga bay, sable blanc et eau transparente pour se baigner, à La lobería pour se glisser entre les roches et faire du snorkeling.

 

– Faire une journée de snorkeling à Cabo Rosa, à Isabela ou à Leon Dormido à San Cristobal.

 

– Profiter du coucher de soleil depuis la Playa Mann sur l’île de San Cristobal.

 

Coucher de soleil depuis le port de San Cristobal - Galapagos

Coucher de soleil depuis le port de San Cristobal – Galapagos

 

Le fantôme et les idées de Darwin hantent l’île et il est bien là, pointant du doigt vers le lion endormi, roche immergée en arrière-plan…et très bon spot de plongée masque et tuba !

 

Charles Darwin à San Cristobal - Galapagos

Charles Darwin à San Cristobal – Galapagos

 

Pendant mon séjour, je ne cesse de penser que c’est un lieu unique et je n’ai pas envie de ramener seulement des photos mais aussi d’en savoir plus sur ce miracle de la nature : l’apparition des îles, leur peuplement si difficile par les plantes ou les animaux, puis la dure colonisation de ces terres magiques et inhospitalières.

 

Pour laisser l’enchantement opérer et préserver le mystère, je n’en dirai pas plus et vous donne rendez-vous dans ce bout du monde hors du commun.

 

En six jours sur place, je recommanderai cet itinéraire : Galapagos : Entre terres et mer.

 

Les possibilités sont nombreuses et depuis les îles, nous pouvons créer l’itinéraire de vos envies, pour plus d’idées, consultez notre site Galapagos ou contactez-nous.

 

Visualisez le voyage de Clara aux îles Galapagos sur la carte ci-dessous :
 


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1 Comment

  1. Les pinsons de Darwin

    Une partie de son œuvre consistât à l’observation des animaux vivants. Notamment les célèbres pinsons (13 espèces) résident sur les îles Galápagos qui à cause des variances de la taille de leurs becs, ont été considérées plus tard (non par Darwin) comme une preuve de l’évolution par la sélection naturelle quoique ce ne sont pas des synonymes. Ce que les évolutionnistes ne vous disent pas. La procédure usuelle pour différencier les espèces de vertébrés dont font partie les oiseaux n’est pas la forme de leur bec, mais leur système de reproduction. Dans le cas des supposées 13 espèces de pinsons des îles Galápagos, les évolutionnistes ont modifié les règles en faveur de leur théorie. S’ils avaient respectés la méthode usuelle de différencier les espèces, il n’y aurait pas eu 13 espèces de pinsons. Tous ces pinsons se reproduisent entre eux et produisent des « hybrides » viables. Aussi, des spécialistes sont d’avis qu’il s’agit en réalité d’une seule et même espèce. La différence de formes de becs se trouve simplement inscrite dans leurs gènes.

    On a observé le volume du bec de certains pinsons avait changés en période de sécheresse. Ils étaient mieux capables de se nourrir des graines enveloppées dans une coquille très résistante qui avaient elles-mêmes mieux survécu à la sécheresse. Ce n’est pas un phénomène unique, on le trouve chez d’autres oiseaux. Cela n’explique pas l’origine des espèces par la sélection naturelle, ces formes étaient potentiellement présentes dans la population originale, il n’y a pas de nouvelle information génétique. Ces changements sont aussi réversibles après la sécheresse, aucune évolution n’a eu lieu. Il y a une diversité préexistante dans le monde vivant (ex races de chiens).

    Les lions en période extrême de famine perdent leur crinière, mais la retrouvent en temps favorable. Même le métabolisme des humains change en période de famine, puis revient à la case départ quand il y a assez de nourriture. Une partie de la population survit mieux, chacun réagit différemment aux médicaments, mais ce sont tous des humains. Certains chats ont des goûts variés en nourriture, d’autres sont très sélectifs. Il ce peu qu’en période de pression extrême que ces derniers auront moins de chances de survit, mais ce sont toujours des chats qui possèdent le même caractère génétique.

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